Ah le cousinage... Il y a tant de définitions ! Celui à la mode de Bretagne, le proche, l'éloigné, le patronymique, avec une personnalité, avec un noble ?...

 3 familles dont 2 inséparables : les MENOT-LOISON ou LOISON-MENOT comment vous voulez... (c) LOISON

1. Celui à la mode de Bretagne

C'est cette tante ou cet oncle qui a toujours fait partie de votre entourage mais qui n'a aucun lien familial avec vous. Par contre, elle/il a un lien bien plus fort : celui de l'amour ! Et ce lien-là ne va pas apparaître dans votre arbre généalogique bien que les personnes concernées aient toujours été présents dans votre vie. Je vous invite, pour ces personnes qui vous sont chères, à écrire dès aujourd'hui sur elles : qui elles sont, comment sont-elles arrivées dans votre vie, pourquoi vous les aimez tant, ... Ainsi, les générations futures sauront que ces personnes, tante et oncle, sont des membres à part entière de la famille, même sans les liens d'état-civil !

2. Le proche

Dans la proximité, chacun(e) peut y mettre ce qu'il/elle veut. Pour moi, ce sont des personnes qui ont, avec ma génération, deux ou trois générations de plus en lien. Je m'explique : je me suis découvert deux cousines (en fait, 5 si j'ajoute les frères et sœurs) dans la commune où je résidais alors. Comment sommes-nous cousines ? Grâce ou à cause, si vous optimiste ou pessimiste, de la Première Guerre Mondiale, un oncle et une tante de mon grand-père sont venus, avec leurs enfants, se réfugiés à la ferme de Cramayel, Moissy-Cramayel, Seine-et-Marne. Il va de soi, que, malgré la guerre, les jeunes gens se fréquentaient et... s'aimaient. C'est ainsi que deux cousines de mon grand-père ont épousé deux cousins de la grand-mère paternelle de mes amies. Ce cousinage-là, pour moi, est proche...

3. L'éloigné

Si dire que nous sommes cousins, c'est avoir un ancêtre commun au 16ème siècle, cela ne m'intéresse pas vraiment. Cela ne m'intéresse que sur le plan généalogique. Avec ce lien-là, il est possible de comprendre pourquoi nos ancêtres ont migré comme ces deux ancêtre de mes enfants, tous deux maréchaux ferrant en Alsace. Le père exerçait dans la commune de Wattwiller, Haut-Rhin. L'aîné, Jacques DIEMUNSCH, est parit s'installer dans le village voisin : Berrwiller, le plus jeune des deux, Jean Baptiste DIEMUNSCH est resté avec le père à Wattwiller. Cela se passait au tout début du 19ème siècle. Il est vrai que le père, Jacques, avait eu huit enfants et dix- neufs petits enfant de Jacques, douze de Joseph Jean Jacques, treize de Jean Baptiste et neuf du plus jeune de la fratrie, Chrétien... Cela fait une sacrée source de cousinage !...

4. Le patronymique

Ce cousinage-là est intéressant : porter le même nom de famille et chercher si nous sommes parents. Parfois oui, parfois non... Dans la commune de mes grands-parents, Charles et Marguerite MENOT, à Vailly-sur-Aisne, dans l'Aisne, il existe deux branches de MENOT : celle des vignerons, manouvriers, cordiers, ménagères, couturières, cuisinières – branche dont je descends, et celle des notaires et apothicaires ! Depuis trente-quatre ans que je fais ma généalogie personnelle, je n'ai pas réussi à trouver un lien ! Je ne suis pas vraiment aidée dans les ressources, la Première Guerre Mondiale est passée par là et n'a pas détruit que les hommes, elle a aussi détruit les documents qui donnent et prouvent nos origines...

Cette ligne agnatique ne remonte donc pas bien loin. J'ai donc choisi de chercher tous les porteurs du patronyme MENOT dans le canton de Vailly et autres cantons environnants lorsque les actes m'y transportent. J'ai encore beaucoup de communes à étudier, donc, encore beaucoup de plaisir à chercher...

5. Avec une personnalité

Si c'est un cousinage proche, oui, cela a de la valeur quoi que... Est-ce que vous la fréquentez cette personnalité ? Oui, super pour vous, Non, quel intérêt de s'en vanter ?... Si c'est un cousinage plus qu'éloigné, alors... là ! Dans ma généalogie, j'ai une ancêtre Emelie Charlotte BRACONNIER qui a épousé en second mariage Pierre Etienne Auguste CHOCAT dit HAMILTON. Sa sœur, Marguerite Françoise Olympe est la seconde épouse de Jean Eugène ROBERT-HOUDIN. Donc, je peux écrire que je cousine avec des personnalités Pierre CHOCAT et Jean Eugène HOUDIN. Mais quel importance dans ma vie généalogique ? Aucune ; ces personnes vivaient au milieu du 19ème siècle et mon cousinage avec la descendance de ces personnes est trop éloigné... Naturellement, mes recherches ayant trouvé ces documents de cousinages, les personnes sont enregistrées dans mon arbre, mais cela en reste-là...

6. Avec un noble

Alors là ! Là, je mets en doute tout ce que l'on peut me dire si je ne lis pas les documents le prouvant. Combien de généalogistes amateurs se targuent de descendre de Charlemagne ?... Encore, pour le prouver, faudrait-il que tous les éminents historiens soient d'accord ! Dire que vous avez tel ou telle noble dans votre famille, c'est intéressant mais n'avoir que cela à dire, quelle tristesse ! Si noble vous étiez, cela se saurait encore aujourd'hui...

Ma conclusion est que je suis heureuse de trouver tous les ancêtres que je découvre – même si je suis déçue que la quête s'arrête, je sais qu'une autre va commencer. Peu importe leurs origines, le mélange de toutes ces personnes a permis que je sois celle que je suis aujourd'hui et cela me convient parfaitement. De toute façon... Ai-je le choix ?...

Sur la photo, les enfants que nous sommes ne sont plus des "cousins à la mode de Bretagne" mais des frères et sœurs... Nous nous nous voyons toujours même si d'un côté, il en manque trois et de l'autre un...