Une généalogie peut être bloquée pour diverses raisons qui entraînent différentes solutions, parfois, faute de documents consultables, elle reste bloquée !

Devant le mur !

Le cas le plus terrible est celui où, de toute façon, quoique l'on désire chercher, quelle que piste que nous voulons emprunter, il n'est pas possible de trouver, c'est le manque de documents. Je prends pour exemple les communes du Chemin des Dames. Le canton de Vailly-sur-Aisne en comprend quelques-unes et a été fortement touché. La municipalité voulant protéger ses archives à envisager de les déplacer jusque Soissons mais la malchance a voulu que les véhicules soient bombardés. Donc, plus d'archives d'état-civil, de recensement, etc. Et les archives de notaires me direz-vous ? Eh bien, les documents iconographiques témoignent de la dureté de la guerre et du peu de bâtiments encore debout à l'issue de cette dernière… Donc, là encore, chou blanc ! Les archives ne commencent que vers 1811, tient pourquoi donc ?… Et il n'est possible d'avoir des renseignements antérieurs que grâce aux dates enregistrées dans les actes de mariages et/ou de décès. Mais, lorsque vous n'avez qu'un âge approximatif au décès en 1821, aucun non de parents, de frères qui auraient pu être témoins, vous restez sur votre faim…

Une solution ? Faire des recherches dans les communes d'origine des épouses pour essayer de trouver un mariage avec des renseignements plus complets. Il faut, cependant, que l'épouse ne soit pas originaire de ce canton !

Je suis dans cette situation, bloquée depuis plus de vingt ans. Oh, j'ai bien trouvé des MENOT Nicolas, menuisiers de surcroit, mais je ne suis pas du tout certaine que ce soit le mien, les homonymes sont légions… Je patiente, étant assez chanceuse, je me dis que je trouvais LE détail qui fera que j'en saurais plus… un jour…

Autre cas plausible de blocage : une mauvaise lecture des documents en notre possession. Dans un acte, tous les renseignements comptent. Ceux qui ne sont pas toujours bien lus concernent les parrains/marraines et les témoins. Souvent, dans le cas des parrains/marraines, s'ils sont mineur(e)s il y a le nom du père. D'accord, et la mère ? Ce sera à vous de la chercher… Pour les témoins, il y a leur âge, leur profession et, souvent la commune dans laquelle ils résident à la date de l'acte. Lorsque vous cherchez le lieu de décès de la mère, veuve, lisez bien les actes de mariages des filles. Dans un temps pas si lointain, les mères, veuves, allaient vivre chez une de leurs filles, à défaut de filles, chez un des garçons. Ce n'est peut-être pas toujours vrai mais…

Un renseignement important aussi est la profession du futur époux. Prenons l'exemple de poseur au chemin de fer ! Selon l'époque, le titre de la profession parle de lui-même, le poseur suivait la voie du chemin de fer. Ici, dans la région, c'était la ligne du PLM. Il faut donc remonter les communes depuis l'origine du document, en Seine-et-Marne, par exemple, et remonter la ligne jusque dans l'Yonne. Pourquoi s'arrêter dans l'Yonne, dans mon exemple ? Oh, simplement pas habitude : "mes" poseurs ne sont jamais allés au-delà, souvent, ils naviguaient entre les deux départements.

Dans ce cas de blocage, je vous invite à relire les actes que vous possédez ou ceux qui sont en lignes, peu importe, mais de surtout bien prendre le temps de les lire et de relever tous les indices qui vous mèneront sur le chemin de la découverte. Les logiciels de généalogie permettent la saisie des professions, des témoins, etc. Ne pas hésiter à utiliser ces fonctions !

Enfin, le dernier cas, celui de la méconnaissance. Ne pas savoir dans quels documents, dans quels dépôts d'archives, chercher ! En ce moment, beaucoup sont partis à la recherche de "leur" Mort pour la France. Mais, sortis de la fiche matricule, qu'ont-ils été cherché ?... Savent-ils qu'ils peuvent puiser dans d'autres sources afin de mieux personnaliser cet ancêtre ou cet autre ?

Le problème qui se pose ensuite est de savoir vers qui se tourner pour avoir les réponses. Oh, la première réponse est la plus évidente ! Ne désirant que des renseignements gratuits, les demandes sont faites sur les forums – Yahoo, Facebook, autres. Je connais certains groupes ô combien compétents : CGWAlsace avec Albert KLEIN qui traduit, traduit, traduit, et encore traduit, toujours avec gentillesse et générosité et celui de Génémil où là, les âmes charitables et qualitatives, sous la tutelle de Jacques SEYNAEVE, sont légions.

Le généalogiste amateur préfère attendre d'avoir l'information, pourvu qu'elle soit obtenue gratuitement, ou quasi gratuitement. Il est vrai que, du fait que c'est une passion, la quête n'est pas urgente, elle est passionnante, elle se laisse désirée. Et quel bonheur lorsque le renseignement tant attendu nous est présenté ! Mais, un bonheur de courte durée car une découverte entraîne une nouvelle quête… C'est le plaisir de la généalogie !

Voilà, les uns comme les autres nous cherchons, nous butons sur des ancêtres qui nous bloquent, qui nous font stagner. Mais, dans les généalogies, il n'y a pas qu'une seule branche !... Alors, lorsque nous calons sur une, laissons reposer et allons chercher dans une autre que nous avions abandonnée il y a quelques temps. L'esprit frais sur ces patronymes différents nous permettent de faire, peut-être, une découverte qui va nous faire remonter une ou plusieurs générations, ou trouver les fratries, ou, ou, ou…