Le cimetière des Grès, aujourd'hui communément appelé l'ancien cimetière est, en fait, le deuxième et troisième cimetière de la commune…

Avant l'ordonnance royale du 6 décembre 1843, le cimetière de la commune de Moissy-Cramayel, comme la plupart des cimetières en France, se trouvait autour de l'église. La population moisséenne ne cesse d'augmenter entraînant ainsi le manque de place dans le cimetière. Il faut agir… Ce n'est que le 23 mai 1865, sur la requête de M. le Curé que le conseil municipal et le maire, M. Adolphe VAURY, décident et ordonne la translation du cimetière.

C'est un changement : le cimetière va se déplacer hors de la commune, mais où ?...

1er cimetière : celui autour de l'église

Le cimetière, en 1843, est autour de l'église. Certains, comme dans beaucoup d'autres communes, sont enterrés dans l'église. Les emplacements sont plus ou moins cités et précisés dans les actes de décès. Ils sont près de cent à être reconnus enterrés dans l'église. Lors de la translation de ce cimetière vers le "nouveau" cimetière, un tarif a été proposé aux familles pour qu'ils puissent réaliser le transfert de leurs morts. Combien sont restés ?...

cmetière projeté

 2ème cimetière : le premier des Grès

Pour pouvoir réaliser la création d'un nouveau cimetière, il faut commencer par chercher le lieu… Une proposition, qui n'a pas été retenue, était dans l'actuelle rue Pierre Sémard, non loin du carrefour avec les rues Fabre d'Eglantine et de l'Egalité. Il serait donc, lui, aussi, englobé dans l'actuelle commune. Ce choix est rejeté par le Conseil municipal dans sa séance du 17 février 1867. Le choix se porte alors sur un terrain rue de la Croix Saint Roch, appelée par la suite rue de la Tournelle, et, aujourd'hui nommée rue Gabriel Péri. Le cimetière serait aussi bien implanté dans la commune.

Le choix va se porter, définitivement sur des terrains sis rue des Marais, lieu-dit les Grès. Les terrains sont acquis, en 1869, auprès de MM. HENRION, 6 ares 39 centiares, CHOISIER, 30 centiares, RICHER, 5 ares 88 centiares, FOUQUE, 17 ares 98 centiares, et PATIN, 5 ares 64 centiares. Les achats par la commune sont réalisés les 3 et 4 juin 1869 pour la somme de 2 406,01 francs. L'embellissement du cimetière a lie dès 1869 avec une clôture, puis la plantation d'arbre en 1870.

Ce n'est qu'en 1896 que les élus parlent de la construction d'un caveau provisoire. Cela nous a l'air tout naturel de nos jours, mais, à l'époque, il n'y en avait pas !... Le mort était, devait, être enterré dans sa propre concession. Ce caveau provisoire est en service dès 1897.

Dans sa séance du 9 avril 1916, le Conseil municipal décide l'agrandissement du cimetière par son mur est. Mais, les travaux n'ont pas lieu !

Dans sa délibération du 28 octobre 1920, le Conseil municipal offre une concession à perpétuité à chacun des militaires morts pour la France dont le corps serait ramené dans la commune. Il semble, qu'aujourd'hui, les décisions aient changé puisque les concessions de certains soldats, dont les noms sont sur notre Monument aux Morts, ont été relevées en 2016 !

La municipalité "organise" aussi le cimetière : les concessions perpétuelles dans le 1er carré, à gauche, le long de la bande du mur du fond, les enfants seront inhumés dans le carré des concessions trentenaires, …

Comment vraiment connaître cette organisation ? La question se pose en 1929 : il n'y a pas de plan ! Le Conseil municipal, dans sa séance du 1er décembre 1929 en fait la demande.

Dès janvier 1948, le manque de place se fait sentir… Les concessions du carré des "plus de 15 ans" est utilisé en attendant l'agrandissement, le carré réservé aux fosses communes est utilisé pour les concessions à perpétuité.

3ème cimetière : l'extension de celui des Grès

Il faut donc agrandir le cimetière : en 1950, la commune échange un terrain avec M. MERCIER. En 1967, le mur séparant l'ancien cimetière du nouveau est en mauvais état. Le Conseil se rend sur place afin de prendre une décision : il est démoli mais les fondations sont conservées (elles sont toujours visibles aujourd'hui). Les pierres du mur sont données à M. le curé afin qu'il puisse construire un hérisson pour l'assainissement de la cour du presbytère.

4ème cimetière : le Nouveau

Le cimetière des Grès devenant insuffisant, la Municipalité décide, dans sa délibération du 28 septembre 1992 d'ouvrir un nouveau cimetière, le long de l'avenue Paul Delouvrier, proche du carrefour avec la D57. Ce cimetière, récent, plus moderne, est celui actuellement utilisé.