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Antequam... la généalogie !
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Antequam... la généalogie !
  • La généalogie vue autrement... Antequam, Christiane MENOT, est une généalogiste familiale professionnelle qui n'oublie pas ses trente années d'expérience en tant que généalogiste amateur...!
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24 juillet 2020

La Guerre de 1870 : le 24 juillet…

1 - Escarmouche de Schirlenhoff, au sud de Reichshoffen

Schirlenhof

Le capitaine de ZEPPELIN, basé à Mannheim, part en reconnaissance avec sept compagnons d'armes : trois officiers badois et quatre dragons. Ils sont tous cavaliers, hommes de bonne volonté et de résolution, de ferme audace et d'éprouvé courage... Après avoir chevauché toute la nuit, le groupe se trouve sur les bords de la Lauter, en aval de Wissembourg. L'endroit est désert : nulle sentinelle ne veille, les postes de douaniers encore plus. Tout leur sourit, leur est propice... [...] Les voilà galopant joyeusement sur la terre de France. [...] Ils ne rencontrent aucun soldat, les paysans qu'ils croisent sont ébahis, hébétés. [...] Au niveau de Soultz, les cavaliers d'escorte déroulent un lasso afin de faire rompre les fils téléphoniques, ce qu'ils arrivent à faire de manière énergique. Le maire, surpris, détache une estafette vers Niederbronn où se trouve cantonné le 12ème Régiment de Chasseurs à cheval. Le groupe prussien reprend son galop... [...] A la tête d'un escadron, le général de BERNIS s'élance depuis Niederbronn en direction de Soultz. Renseignements confirmés, l'escadron se divise en cinq ou six pelotons, tous irradiant en diverses directions.

 

C'est ainsi que le Lieutenant CHABOT arrive en vue du petit hameau de Schirlenhoff là où se prélassait un instant le comte de ZEPPELIN et ses cavaliers. Le lieutenant avait fait mettre pied à terre à sa troupe, et, mousqueton en mains, il cernait l'auberge. L'escarmouche commença : tout d'abord échange de coups feu puis bagarre à arme blanche. Le comte de WINSLOE est tué mais le comte de ZEPPELIN et quelques cavaliers arrivent à s'échapper. [L'invasion par Léon BARRACAND]

 

Lors de cette escarmouche, le maréchal-des-logis PAGNIER, est mortellement blessé.

Louis Edouard BOUET-WILLAUMEZ (c) Sénat

2 - Le même jour, la flotte du vice-amiral BOUET-WILLAUMEZ quitte Cherbourg pour la Baltique 

Le journal "Le Temps" relate l'arrivée du vice-amiral BOUET-WILLAUMEZ à Cherbourg, le 23 juillet. "Il s'est rendu "incognito" à bord de La Surveillante et, seulement ce matin [24 juillet 1870], les canons de la frégate-amiral ont appris à l'escadre et à la ville que le commandant en chef de la flotte de la Baltique venait de prendre officiellement son poste. La Surveillante porte en effet maintenant à son mât de misaine le pavillon du vice-amiral." Dans l'esprit du commandement français, cette flotte précèdera de quelques jours l'escadre de transport qui doit emporter un corps de troupe de débarquement aux ordres du Prince Napoléon, le 12ème Corps.

 

 

 La France pense attaquer la Prusse sur le front maritime…

 

La Surveillante

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