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La nature - Cimetière de Seine-Port (77) (c) C. MENOT

Nous aimons tout savoir de nos ancêtres : le lieu de naissance, celui du ou des mariage(s), et enfin celui du décès. Mais celui de l'inhumation est aussi important : c'est tout de même là que repose notre ancêtre en sa dernière demeure. Pour beaucoup, nous arrêtons nos recherches une fois la date de décès connue, mais après ? Qu'est-il advenu du ou de la décédé(e) ?

Rechercher LA sépulture de notre ancêtre, voire de nos ancêtres n'est pas une tâche toujours aisée. Notre ancêtre peut décéder dans une commune et être inhumé(e) dans une autre. Et ce n'est pas si facile de connaître cette dernière demeure. Je prends l'exemple de mon grand-père maternel : né à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), marié par deux fois à Paris (Seine), décédé à Saint-Gaudens (Haute-Garonne), et inhumé à Noisiel (Seine-et-Marne). Pour lui, ce sera aisé à mes futur(e)s descendant(e)s de chercher lorsqu'ils le désireront : soit ce sera assez proche pour qu'ils aient mes recherches, soit ce sera dans les documents des mairies… Mais, si nous remontons plus loin, pas vraiment de traces.

Ma première recherche dans un cimetière a été celle des mes grands-parents, ou, plutôt, celle de leurs parents. Ne connaissant que la commune où résidaient mes grands-parents, Vailly-sur-Aisne, je suis partie en visite avec mes enfants. A trois, nous avons chacun pris une allée. Et, surprise, mes deux enfants en même temps me disent avoir trouvé une sépulture "MENOT-MONNIER". Ah non ! Mais si… Les sœurs ayant épousé les frères, il y avait deux tombes identiques. Côte-à-côte ? Non, cela aurait été trop beau pour eux ! De là, nous avons relevé tout ce qui se "rapportait" de nom en nom. Je m'explique : tous les MONNIER-quelque chose, tous les MENOT-quelque chose, puis les quelque-chose avec d'autre quelque-chose, et ainsi de suite…

La première démarche est de prendre en photo le plan du cimetière – en général, il est affiché à l'entrée du cimetière. Puis, lorsque vous photographiez les sépultures, il faut être méthodique en notant l'emplacement de la sépulture sur le plan et la référence que votre appareil vous donne. Là, encore, à l'époque, allez faire cela avec un appareil argentique… Donc, schéma simple sur le bloc-notes, puis des croix, et encore des croix… Honnêtement, de retour à la maison, et après tirage papier, il a été très difficile de s'y retrouver. Je me suis rattrapée depuis…

Aujourd'hui GeneanetTM lance de nombreuses campagne de photographie des cimetières. Cela donne une base importante de recherches. Mais, VOUS, vous pouvez encore aller plus loin… Si vous résidez dans une petite commune, n'hésitez pas à faire l'étude de votre cimetière. Vous allez apprendre beaucoup de choses concernant la vie de votre commune. Parfois, les sépultures ne concernent pas que des habitants de ladite commune. Parfois, vous allez trouver des "personnalités" venant d'ailleurs. Oh, lorsque j'écris "personnalités", je ne parle pas d'une personne très connue au niveau national mais simplement une personne connue dans l'environnement immédiat : communal, départemental voire régional !

Ne restez pas à l'information de la photo de la sépulture ! Allez dans les dépôts départementaux d'archives et recherchez les titres de concessions. – ces documents se trouvent généralement dans les archives communales, aux archives de Seine-et-Marne, c'est dans la série OP. Vous allez découvrir des inhumations que vous ne pouvez plus trouver dans les cimetières : les tombes ont été relevées… Vous allez découvrir "qui" se trouve dans ladite sépulture : les noms ne sont pas toujours visibles sur les pierres tombales…

La nature - Cimetière de Seine-Port (77) (c) C. MENOT

Allez, à vos cimetières !... L'été est propice aux visites…