journal-intime

Aujourd'hui, je connais MA vie, mais demain, qui la connaîtra ?...

Chaque jour nous entraîne vers l'avenir. Le passé reste au passé. Il est possible d'en parler mais le refaire … c'est déjà beaucoup plus compliqué ! Comme je l'ai déjà écrit, aujourd'hui, nous préparons nos archives de demain. Mais, en généalogie, que peuvent bien être ces archives ? Et pourquoi les préparer ? Ce n'est peut-être pas nécessaire…

Qu'est-ce que la généalogie pour les "amateurs" ? Une recherche permanente d'un ancêtre puis d'un autre et encore d'un autre… Celui qui ne cherche que des noms à rattacher les uns aux autres, qui ne cherche que les actes de naissance, baptême (quelle que soit la religion), mariage, décès et sépulture, celui-là, n'a rien à faire, hormis ne pas oublier de rattacher les naissances des enfants, petits-enfants, neveux/nièces, petits-neveux/nièces. Pas besoin de se préoccuper de quoique ce soit d'autres !

Par contre, le généalogiste qui est intéressé par la vie  de ses ancêtres, de ce qu'ils ont pu connaître, de ce qu'ils ont vécu historiquement parlant, alors, il y a matière…

Le passé… Il est facile, ou presque, de pouvoir, aujourd'hui, raconter "notre" passé. Combien de fois n'ai-je pas expliqué à mes petits-enfants que j'allais dans un lycée de jeunes filles : pas de garçon, pas de pantalon, pas de, pas de… Pour eux, c'est dans un autre monde… Combien de fois j'ai pu parler de ma mère que ma plus jeune fille n'a pas connue !... Combien de fois n'ai-je parler de mon enfance, de mes activités sportives, de mes peines, de mes joies, de mes ami(e)s d'enfance… Mais, si je ne l'écris pas, cela disparaîtra !

Et puis, tout cheminement de vie explique pourquoi la suite : le futur de notre passé, ce futur qui est déjà un passé. Je m'explique : "Pourquoi sommes-nous repartis habiter Berlin ?". Lorsque ma petite-fille me pose la question, je peux aisément y répondre : c'est MON passé ! Mais, mes descendants, sauront-ils répondre à cette question ? Je pense que non ! Il faut donc que cela soit écrit quelque part…

Le côté historique est déjà plus aisé, puisque nous pouvons trouver l'information dans les journaux, les livres, les reportages télévisuels.

Autre source que ma descendance aura à disposition : les cartes de communion solennelle qui sont dans mon missel. Ce sont celles de mes amies de l'époque, des personnes qui ne font plus partie de ma vie aujourd'hui ! C'est donc à moi, de faire que ces noms-là ne restent pas dans l'oubli…

Il "suffit" donc, chaque jour, de faire un résumé de notre vie, des actualités nationales et internationales telles qu'elles sont et telles que nous les ressentons. Ajouter quelques documents iconographiques est aisé…

Il "suffit", chaque jour, de collationner des informations concernant la famille : tel le SMS reçu pour annoncer une naissance, un post sur FB donnant une photo d'un fait familial, les faire-part "papiers", cela existe encore…, les coupures de presse – sans omettre de conserver le nom du journal et la date d'édition, … Les photos des amis avec des annotations…

En un mot et un seul : écrire son journal ! Cela paraît ridicule, sûrement, mais, si nous, nous cherchons à mieux connaître nos ancêtres, alors, peut-être, un jour, un(e) de nos descendant(e)s cherchera aussi et sera sûrement très heureux de découvrir  "notre" journal !