Diplome

Les diplômes "officiels" que nous possédons, ou pas, sont-ils synonymes de notre valeur professionnelle ?...

Je reste persuadée que non ! Je me présente : baccalauréat série C, licence d'anglais, licence d'allemand, brevet commercial supérieur de dactylo. Voilà pour les titres diplômes civils d'état ! Côté militaire, je possède les 1er et 2ème degrés de langue parlée et écrite en anglais et en allemand, je suis interprète de photos aériennes et satellites. Dans la vie de tous les jours, hormis pour le plaisir, la dernière qualité ne me sert à rien !

Et en généalogie me direz-vous ? Je suis diplômée du centre de formation privé CLG Formation, de Blois. Installée professionnelle depuis trois années pleines mais forte de 35 années de recherches familiales personnelles !

Bien maintenant que je me suis justifiée de mes diplômes, comment puis-je me justifiée de ma qualité professionnelle ? Simplement par la satisfaction du retour de mes clients, de la vente de mes ouvrages et de l'appel que je reçois de professionnels tant pour des reportages télévisuels que pour des articles de la presse écrite. Après, que certains puissent imaginer que, n'ayant aucun diplômes universitaires, je ne sois pas une bonne professionnelle, je les laissent parler car ils n'ont aucune bases sérieuses pour avoir de tels propos.

La première formation universitaire a été proposée en 2008 par l'Université de Corte, formation qui n'existe plus aujourd'hui. Alors, je pose la question à ces formateurs de généalogie, formateurs en 2019 et installés avant 2008 : "quels diplômes universitaires de généalogie possédez-vous ?". Autre question "Avez-vous fait une mise à jour de vos connaissances et de votre façon de travailler ? Si oui, quand et où ?". En effet, il a bien fallu que quelqu'un commence, sans diplôme particulier sur le sujet, pour former les autres. Cette personne est-elle réellement compétente en tout ou bien n'a-t-elle que quelques compétences dans un ou plusieurs domaines ?

Les centres privés de formation sont-ils moins compétents dans le domaine que les universités ? Je ne sais...

Par contre, je sais que certains diplômés universitaires ou non ont des lacunes… Comment un professionnel diplômé d'université peut écrire une information trouvée sur le net, formation incomplète, ne pas la vérifier, et la recopier telle que dans un article ? C'est, pour ma part, un manque de professionnalisme évident, ou alors, un manque d'expérience, cette expérience qui fait que nous sommes précis et pointus !

Comment ce professionnel diplômé d'université pêche pour sa demande auprès des Services nationaux du patrimoine pour demander son autorisation SIAF ? Pourquoi ne sait-il pas qu'il DOIT faire cette demande ? Manque de la part de l'enseignant dans sa formation ou manquement aux règles établies ? Dans ma formation privée, j'ai eu toute cette partie dite "Installation de l'étude", je savais donc faire !

Comment ce professionnel, diplômé ou non, et cela ne m'intéresse pas plus, je ne retiens que le fait que ce professionnel soit reconnu, comment donc peut-il après cinq années de centenaire de la Première Guerre Mondiale, comment peut-il, après avoir été interviewé par Mémoire des Hommes, demandé la signification de "camp 1 et camp 2" inscrits dans une fiche matricule ? Simplement, parce ce que ce généalogiste n'est pas spécialiste de ce domaine militaire. Ce n'est donc pas grave ! Ce n'est pas parce que nous sommes des professionnels que nous sommes spécialistes dans tous les domaines…

Et l'expérience, peut-elle se suffire à elle-même ? Pourquoi non ? Certes, la formation, privée et/ou universitaire, complète les acquis. Mais l'expérience reconnue désormais dans un grand nombre de domaine par les VAE n'est pas négligeable. Elle est aussi importante que la formation. j'ai rencontré des diplômés qui ne savaient pas chercher dans un dépôt d'archives alors que des "amateurs" maîtrisent très bien ces lieux… D'ailleurs un mémoire d'université n'hésite pas à le dire : un amateur peut être, dans les recherches, l'égal d'un professionnel...

Après, chaque professionnel est capable de savoir s'il a besoin de formation ou pas, s'il veut suivre une formation ou pas. Notre clientèle peut être des personnes qui cherchent et ne trouvent pas, j'appelle cela un accompagnement ou un coup de pouce. Mais notre clientèle vise principalement des personnes qui veulent tout savoir mais qui ne veulent pas perdre de temps à chercher, pire, à se former pour pouvoir chercher. Pour ma part, mes clients sont principalement ceux qui n'ont pas le temps. De plus, le fait d'être installée professionnelle, certaines portes s'ouvrent et me permettent d'accéder à des informations qui me servent dans la rédaction d'ouvrages. Généalogiste professionnelle aujourd'hui ne signifie plus "faire des recherches pour d'autres". La profession s'est ouverte à bien d'autres possibilités. Il n'y a qu'à regarder sur la toile tous ces généalogistes plus "commercialisés" qu'au service d'un client… C'est la transformation, c'est l'évolution…

Et puis, nous sommes tous UNE personne avec ses atouts personnels, son chemin professionnel, son chemin intellectuel, sa ou ses formations, sa connaissance des différents outils mis à notre disposition (les logiciels informatiques, les matériels d'impression, de saisie photo, etc.) …  Un client peut demander la même recherche à plusieurs professionnels, il aura autant de présentations différentes de sa demande qu'il aura fait travailler de professionnels. Au final, c'est LUI, le client, qui fera son choix et qui saura dire "quel est le meilleur travail !"

Je pense donc que d'écrire "qu'il n'est pas normal qu'un généalogiste professionnel ne suive pas une formation universitaire" n'est pas correct ! Le diplôme universitaire ne justifie en aucun cas de la valeur professionnelle de l'individu ! L'expérience est déjà plus convaincante…