Voilà, c'est le dernier jour de cette sanglante bataille du Bois de Belleau !

Du 30 mai au 1er juin 1918, les Français combattaient dans une lutte acharnée pour la possession de ce Bois de Belleau.

Nécropole Américaine - Belleau, Aisne - (c) C. MENOT

 

KAEMMERLING GordonDu 1er au 5 juin, les Français ont été soutenus par les Américains, puis leur ont laissé la place. Ce n'est que le 26 juin suivant que les Allemands ont été réellement repoussés hors du Bois de Belleau. Mais à quel prix ?

Combien de pertes humaines, françaises, américaines et allemandes a-t-il fallu ? Chacun combattant pour son pays ! Chacun croyant en sa force et en sa valeur !

Les soldats étaient-ils réellement ennemis ou ne faisaient-ils, de part et d'autre des ces lignes, qu'obéir aux ordres de leurs chefs ? Comment étaient les protagonistes en ce mois de juin 1918 ? Les uns, comme les autres ne devaient plus aspirer qu'à une seule issue : la paix. Mais chacun voulait la paix issue d'une victoire de LEUR pays...

Lorsque je vois ces nécropoles étrangères, de quelques pays qu'elles soient, je sens la reconnaissance patriotique des pays d'appartenance. Par contre, dans certaines "nécropoles" françaises, j'ai honte, j'ai honte du pu d'honneur et de respect que nous rendons à nos Morts ! Les cimetières étrangers sont très bien entretenus, même si, comme les allemands, ils sont sobres, ils sont "beaux". En France, en Argonne par exemple, il y a des cimetières quasiment à l'abandon : pelouse non tondue, des plaques tombées et non remplacées, les massifs fleuris tellement secs en période de sécheresse que le peu de nature et couleur qu'ils peuvent apportée disparaît.

Jeune, bien plus jeune, je ne me serai jamais intéressée à ces lieux de recueillement : la jeunesse vit dans le présent. C'est, souvent, avec l'âge que l'on pense au respect des disparus, au souvenir des anciens... Devons-nous décider de ne plus chérir ces lieux ? Peut-être, peut-être pas... Mais, si nous devons les conserver, nous avons le devoir de les entretenir, de les soigner.

 

Devons-nous, inéluctablement, oublier ? Comment sont oubliés tous les morts de la Guerre de 1870...