Point d'interrogation

J'ai visité les sites des Chambres qui, soi-disant, regroupent les généalogistes professionnels familiaux et j'ai été surprise, troublée, offusquée…

L'Association des Généalogistes de France parle de la formation au métier de généalogiste. Bien ! Sauf que… La licence de Corte n'existe plus et qu'il y a d'autres universités que Nîmes qui prépare au Diplôme Universitaire. Un coup de dépoussiérage serait le bienvenu…

Cette association annonce aussi regrouper six syndicats et, ainsi, 95 % des professionnels. Ce pourcentage ne signifie rien puisque le nombre réel total des généalogistes n'est pas connu. Ce nombre paraît important, mais il n'en est rien !

Je parcours donc les sites des six syndicats afin de comptabiliser le nombre de généalogistes :

  • le SYGENE, Chambre Syndicale des Généalogistes et Héraldistes de France : 26 successoraux et 9 familiaux,
  • la CSGF, Chambre Syndicale des Généalogistes de France : 11 successoraux et aucun familial,
  • la CGP, Chambre des Généalogistes Professionnels : 24 successoraux, 11 familiaux et 1 centre de formation,
  • la Compagnie Européenne des Généalogistes Successoraux : 13 successoraux,
  • la Chambre des Généalogistes Successoraux de France : 18 successoraux,
  • la CIGP, Chambre Internationale des Généalogistes Professionnels : 4 successoraux.

Je compte donc, au final : 96 successoraux et 20 familiaux, j'omets volontairement le centre de formation. Nous serions donc 122 généalogistes professionnels, tout genre confondu. Sauf que… Il y a des noms de généalogistes professionnels que je n'ai pas trouvés, et je n'ai pas assez de mes dix doigts pour tous les compter. Je peux aussi ajouter les 14 membres du réseau de UPro-G, bref, en ratissant les sites web, j'arrive à un peu plus de 50 généalogistes qui ne sont pas comptabilisés dans les comptes annoncés de 95%, car dans ce cas, ils devraient avoir au moins, j'écris bien au moins, 177 adhérents…

Je peux aussi dire que, dans mes calculs, il y aurait autant de généalogistes successoraux sur le marché que de généalogistes familiaux.

La question qui se pose est "pourquoi les familiaux n'adhèrent pas à ces Chambres ?". Pour ce qui concerne le SYGENE, par exemple, je suis outrée de ce qu'ils réclament comme documents pour le futur adhérent, entre autres, : un extrait de casier judiciaire, les tarifs, déclaration de résultats des deux dernières années, … Ensuite, je me suis intéressée au montant de l'adhésion. Là, silence, il est bien écrit dans les statuts, article 10, que le montant est fixé chaque année en Assemblée Générale, mais aucun montant initial n'est indiqué, mais dans le règlement, article 12.1, il est écrit que chaque adhérent est redevable annuellement d'une cotisation proportionnelle au montant de son chiffre d'affaires HT réalisé au cours de l'avant dernière année, mais le montant est fixe à hauteur de 0,5 %. Alors, le montant est proportionnel ou fixe ?... A cela, il faut aussi ajouter la redevance pour obtenir la carte professionnelle, là, pas de tarif annoncé. Je poursuis ma lecture et j'arrive à l'article 16 : les assurances. Je suis interloquée ! Quoi, ils imposent le contrat d'assurance ? Le SYGENE s'autorise à contrôler la qualité du travail de ses adhérents : sur la foi de quoi ?...

Bref, cela ne donne pas envie aux petits généalogistes professionnels que nous sommes d'adhérer. Même si les dépôts d'archives nous réclament régulièrement une carte de professionnel ! Cette carte ouvre tellement plus aisément les portes… Alors, nous nous sommes associés en Réseau, pas de statuts, pas d'assemblée générale, pas de cotisation… Simplement l'envie de travailler de la même façon, de partager nos difficultés, nos avancées, nos découvertes, … Bref, de partager tout ce qui fait notre travail au quotidien ! La carte d'adhérent ne nous coûte que les frais de fabrications et ceux d'envoi !

J'ai donné un extrait de mon casier judiciaire pour mon premier emploi, mais le travail que j'ai effectué pendant vingt années nécessitait cette garantie… Mais donner ce genre de document à une association, à des personnes que je ne connais même pas, je trouve que cela va un peu loin… Donner, 0,5 % de mes revenus pour avoir, en échange, une carte pro et un contrat d'assurance… Mon comptable ne sera sûrement pas d'accord…

Voilà ma réflexion sur ces groupes qui se permettent de parler au nom de toute une profession alors qu'ils ne représentent qu'une infime partie de cette profession !... Mais, ils ne me dérangent pas, je n'ai pas d'animosité envers eux, ils existent, point !