Amour familial

N'est-il pas vrai qu'il faut réaliser ses rêves ? Oui, afin de ne pas avoir de regrets ! Mais que faisons-nous pour les liens familiaux ?...

Je ne connais pas une seule famille où toutes les relations sont réellement franches et cordiales. Lorsque vos parlez avec les uns ou avec les autres, vous entendez toujours des reproches à l'encontre des parents, d'un frère, d'une sœur, d'un beau-frère, d'une belle-sœur, de neveux et nièces, des enfants… Bref, il y a toujours quelque chose à reprocher à l'autre !

Mais il ne faut pas oublier que dans une relation il y a deux personnes : l'autre, oui, mais vous aussi ! Lorsqu'il y a un souci entre deux personnes d'une même famille, si l'abcès n'est pas percé dès le début, plus le temps passe, plus il est difficile de réparer. Mais rien n'est impossible : JAMAIS !

Il y a des séparations qui se font dans l'ordre des choses : le divorce des parents, suivi, éventuellement, du remariage de l'un des deux voire des deux, du décès de l'un des parents, d'une parole un peu trop haute lors d'une réunion familiale – Ah, les réunions familiales ! Alors, dès qu'il y a séparation, chacun reste planté sur SON opinion : j'ai raison, l'autre a tort. Mais non, ce n'est pas ainsi que cela fonctionne !

Si vous aimez l'autre, le père, la mère, le frère, la sœur, le fils, la fille, … et que l'autre vous aime aussi, alors il faut faire le forcing pour, surtout, ne rien regretter.

Je prends le cas d'une personne séparée de son frère par le divorce des parents. Pourtant, les deux, le frère et la sœur, étaient déjà mariés, avaient des enfants. Mais, chacun a été pris en otage par un des parents et puis voilà, c'est simple une séparation, non ? Vous ajoutez une dose de pression dudit parent, plus une dose d'éloignement, même en France, les distances peuvent être importantes en kilomètres…

Et puis, un des parents décède ; l'autre, se remarie quelques années plus tard. Mais le mal est fait, celui ou celle qui était du "côté" du ou de la décédé(e) se retrouve au ban la famille ! Tant pis pour elle, elle aurait dû mieux choisir son camp… Et, là encore, les années passent…

Lors d'obsèques – c'est toujours là que les familles se réunissent plus facilement – la personne isolée rencontre celui qui est responsable de cet isolement. Au début, seuls les regards sont expressifs, et puis, en fin de journée, se dire aurevoir… Une chance de réconciliation ? Non, il y a "l'autre", la pièce rapportée : cette personne-là ne pardonne pas ! Alors, on se dit timidement que l'on s'aime et la séparation reprend le dessus ! Quelle tristesse !

Le pire ? La personne la plus âgée décède sans avoir eu le temps, le choix, la volonté, de rencontrer l'autre. Mais c'est ainsi : de toute façon, ils se sont dit qu'ils s'aimaient alors, où est le problème ?...

Voilà, les années sont passées, les parents sont décédés, que font les enfants qui ont été séparés à l'âge adulte ? Rien ! Rien, parce que les années, justement, sont passées, ils n'ont rien à se dire. Oh, ce n'est pas faute de vouloir, la mise en application est délicate. Mais nous n'avons qu'une vie ! L'un des deux va forcer le destin, va obliger le frère ou la sœur à la rencontre, inévitable, inéluctable…

Et là, que de bonheur ! Que de joie ! Là encore, c'est l'amour qui prend le dessus ! Se dire "je t'aime" entre membres d'une même famille n'est pas simple, n'est pas évident…  Et là, toute la vie leur reste pour essayer de rattraper ce temps perdu. Mais, avons-nous toujours le temps ? Parfois oui, parfois non, la vie n'est pas juste, de notre point de vue… Mais si les personnes séparées ont eu le temps de se retrouver, de se dire "je t'aime" alors, l'un ou l'autre peut prendre le chemin du paradis, celui qui reste "sait". Il sait qu'il n'est plus seul, même s'il n'a plus de grands-parents, de parents, de frères, de sœurs…

Celui/Celle qui reste a encore la chance d'avoir la belle-sœur, le beau-frère, les neveux, les nièces… Mais, aussi, et surtout, il/elle a la vie qu'il/elle s'est construite par ses choix personnels. Il vit avec sa compagne ou son compagnon, celui/celle qu'il/elle a trouvé(e), enfin trouvé(e), ou seul(e), mais il/elle a l'esprit serein !

Il/elle peut vivre en toute tranquillité désormais. Les morts doivent laisser la place aux vivants, sur terre, mais restent dans nos cœurs à jamais.

Si, en plus, celui/celle qui reste a le bonheur d'avoir créé une famille et fait en sorte de préserver les liens familiaux, alors, là…. Quelle Paix ! Quel Bonheur !

Le tissage des liens familiaux est un travail au quotidien. Mais si l'un des membres ne prend pas sur lui, s'il estime que c'est obligatoirement l'autre qui a tort, alors, il est impossible de communiquer… Chacun doit faire son chemin, à sa manière, mais attention aux regrets…