Les travaux de l'Université de Cambridge (UK) conjugués à ceux du Centre anatomique et d'identification de Dundee (UK) nous offrent une photo de Context958 qui aurait sept cents printemps…

Oh là là, que j'aimerais avoir la photo de mon ancêtre le plus lointain. Pas vous ? Cela sera réalisable, un jour peut-être…

L'école St John's était d'abord le cimetière de l'hôpital, construit, en 1195 environ, par les habitants de Cambridge. Tout d'abord un petit bâtiment, l'hôpital a grandi et a eu sa propre église

A la suite de fouilles au St John's College, entre 2010 et 2012, 400 tombes ont été découvertes. Les restes des squelettes sont intacts. Les corps ont été datés sur une période allant du 13ème au 15ème siècles. St John's était, à l'époque, un hôpital qui accueillait et nourrissait certains indigents de la ville ; ceux qui étaient âgés et ne pouvaient vivre seuls.

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L'Université de Cambridge et le Centre de Dundee se sont associés pour étudier ces squelettes. Ils ont commencé par Context958. Voilà ce qu'ils en ont conclu :

"Il devait être âgé de quarante ans lorsqu'il est décédé. Il avait une bonne ossature et sans pouvoir dire quel type de travail il occupait, il est possible de dire qu'il faisait partie de la classe ouvrière. Pas vraiment riche, il avait une bonne alimentation à base de viande et de poisson. C'est sûrement la maladie qui l'a empêché de continuer à travailler et il n'avait pas de famille pour subvenir à ses besoins.

Ses dents ont arrêté leur croissance par deux fois alors qu'il était jeune, à cause de la famine ?"

Il a été enterré face contre terre chose inhabituelle au Moyen-âge. Les chercheurs se sont intéressés à Context95_ et d'autres comme lui car ces hommes représentent une partie de la population inconnue du Moyen-âge : les gens ordinaires et pauvres.

Cette découverte permet de pouvoir savoir qui il était, comment il mangeait, quelle était sa profession, quelles étaient ses conditions de vie… Ce qui serait encore mieux, c'est de pouvoir associer ces découvertes au nom d'une personne, une vraie personne, morte, certes, mais une vraie personne, avec un vrai patronyme, de vrais prénoms, voire même de la famille… Ces chercheurs vont-ils s'associer avec des généalogistes ?...

Je peux accepter ces fouilles et ces travaux : là, à cet emplacement, il n'y avait qu'un squelette… Depuis si longtemps que j'en reste à croire qu'il attendait, avec les 399 autres, que quelqu'un les trouve, que quelqu'un se soucie d'eux… Mais, j'ai du mal à me dire que dans quelques… 1000 années, si mon corps repose encore en terre, quelqu'un pourrait venir me chercher et faire des études sur qui je suis, pourquoi je suis là, etc. Et là, bizarrement, cela me gêne… Oh, je serais morte me direz-vous mais d'y penser, cela me gêne… un peu, juste un peu !... Là, je rejoins Le Blog d'une généalogiste dans son écrit :  "la science heurte la conscience".

 Je vous invite à lire l'article de l'Université de Cambridge (UK), ici