La série X… Non, rien de particulier, sauf que j'aurai dû consulter la cote Xp1060 et vous parler de Clermont, dans l'Oise, où nous adressions ceux qui étaient appelés les "aliénés"… Cela pas pu être possible du fait des ouvertures actuelles des archives de Seine-et-Marne. Ce n'est que partie remise !

 Alors, je vais vous parler du Bureau de Bienfaisance de Moissy-Cramayel, en Seine-et-Marne. Les bureaux de bienfaisance institués en l’an V (1796-1797) avaient pour but d’apporter une aide sociale aux populations les plus démunies. Leur création était facultative et laissée à l’initiative des communes. 

Quarante-cinq ans après leur institution au plan national, le Conseil municipal officialise la création du Bureau de Bienfaisance de la commune, dans sa délibération du 27 février 1842. La mise en place réelle a lieu le 4 avril suivant et la première décision est l'acceptation du legs de Mme FONTAINE, serait-ce, Marie Josèphe de FOALRD, l'épouse du Marquis de Cramayel ? Il n'y a aucune précision dans la délibération…

Ses finances proviennent de la subvention communale, de dons et legs divers, ainsi que les produits de ventes de produits saisis par la gendarmerie. Durant la 1ère Guerre mondiale, les subventions des autres sociétés, culturelles et sportives, lui sont allouées avec obligation de remboursement auxdites sociétés à la fin du conflit.

Le Bureau aura, entre autres, pour tâches :

  • -          Régler des frais à l'hospice de Melun pour M. GUILLAUMET,
  • -          Accompagner des malades à l'hospice de Melun,
  • -          Régler des frais d'inhumation,
  • -          Accompagner, financièrement :
  1. les femmes en "couches" jusqu'à la naissance de l'enfant,
  2. les personnes "indigentes", souvent des personnes âgées,
  • -          Habiller et chausser les enfants des familles nombreuses,
  • -          Aide médicale gratuite pour les nécessiteux,
  • -          Distribuer des colis de Noël,
  • -          Fournir du charbon pour le chauffage.

 Suite au Décret du 29 novembre 1953, le Bureau de Bienfaisance et celui d'Assistance fusionnent pour ne faire plus qu'un ! Le budget voté par la municipalité des de 75 903 francs pour l'année 1954.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6533857q

 Il est aisé, aujourd'hui, pour certains de discuter les distributions de ces aides. Je les invite, pour beaucoup, à consulter les registres de délibérations de ces Bureaux : ils s'apercevront que leur propre famille – leurs ancêtres ayant beaucoup d'enfants – ont pu bénéficier, à un moment ou un autre de leur vie de ces aides, ô combien salutaires dans les villes comme dans les campagnes ! Ce n'est pas l'abbé Pierre qui viendra me contredire…

 Depuis, tout à bien évoluer et, désormais, nous avons le C.C.A.S. Centre Communal d'Action Sociale …