La série I est présentée aux archives départementales comme étant le fond protestant. Pourtant, la cote I 27 concerne à nouveau les Filles de la Charité !... Allez savoir, allez comprendre… !

Je me retrouve donc face aux mêmes types de renseignements que pour ma cote H d'hier… Le titre de mon document est le suivant : Archives ecclésiastiques – Fonds divers – Hospitalières étrangères à la Seine-et-Marne – Actes de naissances. J'ouvre donc le dossier et je trouve une nouvelle chemise avec pour indications : Clergé régulier – Hospices et maladreries – Hospitalières étrangères à la Seine-et-Marne – Actes de naissance – ancienne cote H 932.

http://filles-de-la-charite.org/fr/

Les questions que je me pose sont "Pourquoi avoir fait passer ce dossier d'une cote à l'autre ?" et, surtout, "Qui a pris la décision de ce changement de cote ?"

Bon, tant pis, je vais exploiter cette cote. En effet, cela fait déjà deux ans que les Archives ont des problèmes de champignons dans les rayons et que, depuis dix-huit mois, nous ne pouvons consulter que trois documents le mardi et trois le mercredi, avec réservation au moins une semaine à l'avance. Vous vous doutez bien que je ne vais pas faire la fine bouche pour une erreur de cotation… ! C'est qu'il y a vingt-six lettres à l'alphabet !...

Première religieuse, Madeleine NOLEAU, née le 5 octobre 1745 à Fontainebleau. Tiens, Fontainebleau n'était pas en Seine-et-Marne ?... Etonnant, encore donc une erreur de classement ! Elle est entrée dans l'ordre des Filles de la Charité à l'âge de seize ans et y est restée pendant trente-et-un ans. Le document est aussi daté du 28 décembre 1792 et signé M.A. Colleau, Supérieure Générale de la Compagnie. Suit l'acte de naissance, Magdeleine est fille de Pierre, boulanger, et Marie Anne LELIÈVRE. Elle a eu pour parrain Jean Baptiste POULAIN, son oncle, et pour marraine, Magdeleine LEMOINE, femme de Nicolas BOURDEL, marchand de salines. Sur l'extrait d'acte, un complément d'information écrit en rouge : "Fille de la Charite – Noleau Magdeleine – Sœur de la Charité à Paris".

Deuxième religieuse attestée comme telle, Geneviève VIELLE, née le 19 février 1744 à Rosières-en-Santerre, Somme, fille de Firmin et Marie DUFLOT. Elle est Fille de la Charité depuis le 25 juin 1764 et l'est restée pendant vingt-huit ans.

L'attestation suivante est étonnante : elle concerne Jeanne HAINAULT (voir l'article série H du 9 juin 2107), née le 21 décembre 1751 à Chaource, Fille de la Charité depuis le 28 juillet 1786 jusqu'au jour de la suppression.

Suivent une succession d'actes de naissance, enfin, de baptêmes… :

  • Marie Charlotte BARBOU, née le 9 septembre 1750, à Dammartin, Seine-et-Marne, fille de Etienne et Marie Elizabeth PIED,
  • Fleurie FERROUILLET, née le 12 mai 1735, née à Biou, Seine, fille d'Antoine et Charlote CHANOINE,
  • Marie Anne FONTAINE, née le 4 octobre 1755, à Neuville-en-Bourjonval, Pas-de-Calais, fille de Jean Philippe et Marie Anne FORANT,
  • Marie Barbe MAZURIER, née le 16 octobre 1751 à Luisant, Eure-et-Loir, fille de Jean, jardinier, et Marie Martine POUSSEMOTTE,
  • Anne Catherine HAPPENCOURT, née le 30 juillet 1755, dans la paroisse de Saint-Paul, à Lagny, Seine-et-Marne, fille de Jean Baptiste Gabriel et Catherine MAYOUSE.

 Le dernier document concerne un prêtre de la Mission Saint Lazare. Nicolas RAVERET, né le 7 septembre 1756 à Gerigny, diocèse de Besançon, a été reçu au séminaire à Paris le 19 juin 1776 et y a fait ses vœux le 20 juin 1778 devant M. … FOURCY.

 Je suis déçue par ce que j'ai trouvé car cela ne correspond pas vraiment à l'intitulé mais cela reste une source d'information à ne pas négliger lorsque nous avons des religieux dans nos généalogies…