Je n'ai pas de religieuse dans ma généalogie… Mais peut-être que vous oui ? Savez-vous où les chercher ? Non ? Eh bien, la série H des archives départementales peuvent vous donner des pistes…

Les Filles de la Charité

Cette série concerne le Clergé régulier : celui qui vit en dehors de la société, contrairement au Clergé séculier, qui lui vit dans le "siècle", c'est-à-dire en contact avec la société. La cote d'aujourd'hui est la H 902. Le document est maigre, même l'archiviste me le fait remarquer. Ce n'est pas grave… mais alors pas du tout ! Je trouve tout de même des choses intéressantes : trois attestations de présences pour trois religieuses différentes, attestations accompagnées des actes de naissance. Il y a ceux de Marie BOURDIOLLE, née à Béziers, Jeanne HAINAULT, née à Chaour-en-Champagne, et Marie Cécile LEPAGE, de Sourdon… Elles sont toutes trois des Sœurs de la Charité de Guermantes, en Seine-et-Marne.

C'est Marie BOURDIOLLE qui m'intéresse… Elle ne commence pas bien dans la vie "fille naturelle de Raimond et de Marie GABARRONE", elle naît le deux février 1705 dans la paroisse Sainte-Madeleine, à Béziers dans l'Hérault, avec Etienne MOLINIER, pour parrain, et Thoinette JULLIANE, pour marraine.

Elle entre dans l'ordre des Sœurs de la Charité le 29 avril 1729, à l'âge de vingt-quatre ans. L'attestation de la Supérieure Générale de la Compagnie des Filles de la Charité dit ceci : "certifions à tous qu'il appartiendra, que la Citoyenne Marie Bourdiolle, née à Béziers le 22 février 1705, était membre de ladite compagnie depuis e vingt-neuf avril 1729 et qu'elle y a resté 63 ans, jusqu'au jour de la suppression et que sa dot ne lui a pas été rendue".

L'acte est signé du "22 octobre 1792, l'an 4 de la Liberté, le 1er de la République. M.A. Deleau". Marie BOURDIOLLE a donc quitté les soeurs de la Charité à l'âge de quatre-vingt-sept ans...

Voilà rien de plus… Je ne l'ai pas trouvée dans les actes de décès de la commune de Guermantes, en Seine-et-Marne. Par contre, j'ai appris que les religieuses se sont installées à Guermantes à la demande de Marie VALLÉE, l'épouse de Pierre VIOLE, châtelain de Guermantes et Président du Parlement de Paris. Le rôle des religieuses était de soigner les malades de la paroisse…