Je ne sais pas vous mais moi, j'ai quelques petits noms que je donne à ceux qui cherchent à me nuire… En leur donnant ces noms je les ridiculise tant qu'ils ne peuvent plus me faire de mal : leurs dires ou leurs écrits me laissent totalement indifférente !

Cela a commencé dans ma vie personnelle. Je ne peux écrire ici le premier petit nom que j'ai attribué – ma petite-fille de dix ans me rappelle à l'ordre dans les gros mots – mais, lorsque je parle de cette personne avec ce qualificatif, je suis sereine. J'en suis même arrivée à me dire que je devrais la remercier : grâce à elle je suis désormais plus qu'heureuse ! Le hic me direz-vous, c'est qu'après le mal qu'elle a cru me faire, elle ne veut plus me parler… Dommage ! J'ai tourné cette page difficile et, comme je l'écris souvent, même si l'on ne peut oublier, il est possible de pardonner pour évoluer, surtout évoluer vers le bonheur….

Alors, depuis, chaque fois que je me sens "atteinte", "touchée", "blessée" je réfléchis. La question première à se poser est "Est-ce que le jugement de cette personne est important pour moi ?", puis "Cela va-t-il me faire grandir ?"

Dans ma vie, ce sont des hommes qui m'ont rabaissée, des hommes qui m'ont longtemps fait croire – j'en ai été parfois convaincue – que je n'étais qu'une parfaite imbécile. Mais je les remercie tous ! Car, grâce à eux, j'ai su me battre, avancer et être ce que je suis aujourd'hui. Je ne suis pas de celle qui se plaignent des souffrances passées. Ces souffrances-là font que je suis ce que je suis ! Ces souffrances-là font que je comprends mieux, désormais, où est l'important dans ma vie ! Ces souffrances-là guident mes choix au quotidien et me permettent de vivre dans un bonheur parfait !... J'ai réussi à passer le cap de la souffrance, de la peine, en les quittant : par la vie à la mort ou par l'éloignement, ou, tout simplement, en leur donnant des petits noms : le Grec, par exemple ! Pourquoi le Grec ? Parce que j'imagine le grec comme un beau ténébreux les cheveux et les yeux noirs, la peau bien ocrée… bref un physique de rêve. Mais aussi parce que je le compare aux Dieux que nous avons étudié au collège… Mais, ce Grec-là est loin d'avoir un super physique et encore moins d'être un Dieu… Il pense avoir le premier et être le second, mais que nenni, il faut qu'il se rende à l'évidence … mais il en est incapable !

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Dernièrement, je me suis posée les questions citées plus haut et les réponses ont été très claires : non, grandement NON ! Alors, je suis de loin en loin cette personne que j'appelle Guignol. Pourquoi Guignol ? Tout d'abord demander des excuses à Guignol, le vrai, celui de Lyon. Celui-là a beaucoup de valeur, il est connu et reconnu sans qu'il ait eu besoin de se déclarer connu. C'est comme ça, cette superbe marionnette accompagnée de Gnafron me passionne toujours autant ! Mon âme d'enfant ? Sûrement…

Mais revenons à mon Guignol ! Dans le cas présent, mon Guignol c'est un rigolo. Il m'amuse, beaucoup, parfois il m'énerve, parfois, j'ai envie de le claquer – heureusement, je suis non violente. Mais ce Guignol-là est bas, vil, suffisant, etc. Je ne lui trouve aucune qualité. Il en a sûrement, nous avons tous des qualités et des défauts, oui, oui, tous sans exception. Mais lui, à mes yeux, il n'a que des défauts. Alors je m'en amuse. Je le suis de loin en loin et je note toutes les bêtises – le mot est faible, qu'il peut dire ou écrire. Après cela, je me dis que, s'il s'était écouté ou relu, jamais il n'aurait dit ou écrit ce qu'il a dit ou écrit… Mais, encore faut-il rester humble…

Dans ma vie de tous les jours, Guignol me permet de trouver une stabilité que je n'imaginais pas trouver. Il me permet de me dire que j'ai des qualités, des dons, que je ne soupçonnais même pas. Donc, je suis heureuse d'avoir Guignol dans ma vie. Il me fait du bien. Je ne lui en veux même pas de ses dires et/ou écrits. Je le remercie, qu'il continue son œuvre. Car ainsi, chaque jour, je suis de trouver une bonne raison d'avancer. Grâce à lui, je sais pourquoi j'ai envie d'écrire. Je sais vers quoi je vais me tourner demain. J'ouvre les voies de mon avenir. Cet avenir qui ne peut qu'être beau et agréable puisque mon présent est beau et agréable…

Conclusion : Quelqu'un vous blesse ? Quelqu'un vous harcèle ? N'hésitez pas : rebaptisez-le ! Cela vous permettra de la/le démystifier et, ainsi, de vous en amuser. Ce n'est pas simple ! Parfois, l'envie est plutôt de lui foncer dedans. Ne perdez pas votre énergie dans des combats inutiles. Mon Guignol a moi ne comprendrait même pas ce que je pourrais lui expliquer : il est beaucoup trop imbu de lui-même. Mais en quoi cela me dérange ? En rien ! Alors, je le laisse où il est, je le laisse pour ce qu'il est. Mais à chaque fois qu'il essaie de me blesser, il ne sait pas combien il me fait du bien !

Vous n'avez pas de Guignol dans votre vie ? Mais si, nous en avons tous une/un ! Alors, utilisez-le, profitez d'elle/de lui autant que vous le pouvez. Surtout, n'entrez pas en conflit avec elle/lui : elle/il n'en vaut absolument pas la peine !