https://fr.wikipedia.org/wiki/Diffamation

En droit, une personne morale de droit public est un groupement doté d'une personnalité juridique fictive, à laquelle la loi confère le statut de personne de droit public. Elle a une personnalité juridique distincte de celle de l'Etat. Une personne de droit privé est une association, une société, vous, moi…

L'article 9 alinéa 1 du Code civil précise bien "Chacun a droit au respect de sa vie privée". La vie privée est ainsi délimitée : les relations sexuelles, la vie sentimentale, la vie familiale, a situation financière, les souvenirs personnels, l'état de santé et les convictions politiques et/ou religieuses. Cette atteinte à la vie privée est distincte de la diffamation – le commentaire qui atteint à l'honneur de la personne –.

La jurisprudence est constante : comme toute autre personne, celui qui est connu d'un large public a le droit d'être laissé tranquille dans sa vie privée. Cependant, il y a une certaine flexibilité. Une personne ne peut se plaindre d'une atteinte à laquelle elle a préalablement consenti et si l'intérêt légitime de l'information justifie la publication litigieuse.

Par contre, la loi ne juge pas de ce qui peut être écrit ou dit ou publié sur une personne connue, j'écris bien connue et non publique. Donc, une personne comme moi, généalogiste professionnelle, n° de siret, coordonnées visibles sur la toile (blog, page Facebook, site) ne peut intervenir si elle est citée là ou là. Sauf, si les propos inscrits portent atteinte à ma vie privée ou sont d'ordre diffamatoire !

Il n'est pas concevable que dans tel ouvrage ou tel article j'accepte de paraître, d'être citée et que dans tel autre je refuse… La liberté de la presse, la liberté d'expression, font que chacun a le droit de dire ce qu'il pense, d'écrire ce qu'il pense tout en restant, naturellement, et heureusement, dans des normes correctes. Donc, citer une personne pour dire que l'on n'apprécie pas ce qu'elle fait, ce qu'elle écrit, ce qu'elle prône, n'oblige en aucun cas le rédacteur à retirer ce qu'il a pu écrire. Dans le cas où le rédacteur accepte de retirer le passage concerné, il DOIT absolument en avertir le futur lecteur !

Si la personne citée n'est pas satisfaite de ce qui a pu être écrit sur son compte, il lui reste la CNIL, la justice pour faire ôter les propos. Encore faudra-t-il prouver qu'ils portent atteinte à sa vie privée ou que les propos sont diffamatoires. La loi est très claire sur le sujet !

Je rabâche régulièrement aux uns et aux autres que le net nous rend "publiques". C'est-à-dire que l'on ne peut jouer avec la toile que comme on le décide. Les règles du net sont impitoyables ! Il faut les utiliser, c'est certains, mais il ne faut pas pleurer lorsque l'on est cité pour quelque raison que ce soit.

Je prêche pour ma paroisse… En effet, parfois, je suis citée, oh pas clairement ce serait trop simple, mais je sais que c'est de moi que l'on parle. Cela me fait sourire ! Je trouve que c'est une guerre pitoyable, je ne peux pas écrire de "cour de maternelle" ce serait faire insulte à tous ces petits. Mais il faut toujours appeler un chat un chat !

Mais pour revenir à la façon dont j'ai été citée, j'en ai été flattée. Il m'a été donné un pouvoir que je n'ai pas : celui d'empêcher les généalogistes de France et de Navarre (j'ai été invitée donc je pense que tous les autres aussi, 149 ?) de participer à une "formation". Je n'ai pas de temps à perdre pour appeler des personnes que je ne connais pas, donc, je n'ai pas cette capacité-là. Par contre, que j'aies contacté la responsable de l'organisme "formateur", c'est juste. Mais je ne l'ai nullement agressée : je lui ai exposé les raisons pour lesquelles, moi, je ne participerais pas.

Ai-je pour autant contacté le rédacteur de cet article ? Que non ! Ce serait lui donner une importance que je ne lui confère pas. Mais, comme je vous l'ai écrit plus haut, j'ai souri et je me suis sentie flattée d'avoir un tel pouvoir sur mes confrères et consœurs… Et puis, comme écrit et expliqué en début d'article, la loi ne m'autorise à rien : pas de diffamation, pas d'atteinte à ma vie privée…

Pour conclure, nous pouvons parler de qui nous voulons, citer qui nous voulons, la loi nous l'autorise à partir du moment où nous restons corrects dans nos propos ! J'en prends bonne note pour mes articles futurs…