soleil

Ah, Cloclo… Si de là-haut tu avais pu me rappeler ce texte… Je serais restée chez moi à profiter du soleil, du jardin, bref, le repos quoi !...

Mais non ! Aujourd'hui j'avais décidé d'aller aux archives de Paris. Pour finaliser notre livre sur les soldats de 1914 de la commune de Moissy-Cramayel (77), il me fallait photographier quelques fiches matricules. Alors, hop, 7h15 je quitte la maison, direction la gare…

Arrivée sur le quai, une voix off nous annonce que la ligne D du RER a quelques soucis. Tiens donc, j'avais presque oublié que cela pouvait arriver… Pas de connexion au-delà de la gare de Lyon, cela tombe bien, c'est mon terminus… Le train arrive, je monte, le train repart… Tout va bien… Pas longtemps ! Quasiment à chaque gare il prend du retard ! Mais, je suis assise, il fait beau, c'est lundi… Et puis, le train quitte la gare de Villeneuve-Saint-Georges (94) et là, patatras, mes pensées me conduisent à récapituler que j'ai bien tout emporté et je constate que mon appareil photo est resté sur le bureau. Bon, je positive : j'ai un smartphone !

Arrivée à la gare puis Porte des Lilas, je prends le temps de boire un café et… je file aux archives. Là, porte close. Quoi, ils ont osé ? Ils ferment alors que je viens ? Ben non, tout simplement que je n'arrive pas à enregistrer que les dépôts d'archives de Paris ouverts le samedi sont fermés le lundi matin, normal donc…

Qu'à cela ne tienne, il fait beau, il y a un banc, je m'installe. J'ouvre mon ordi, j'ouvre Généatique et je regarde ce dont je peux avoir besoin pour ma généalogie personnelle. Tiens, un acte de mariage relevé dans une mention marginale d'acte de naissance… La mairie ? Paris 3ème ! Je lance l'appli RATP et je suis les indications : prendre le bus 96. Tâche très aisée. Ayant trente minutes de transport, je regarde les rues de Paris, les façades de bâtiments, les fleurs dans les parcs… Et me voici à la mairie.

Accueil très agréable, ma demande est reçue de suite et la dame me dit "Je vais vous faire la copie, patientez." Aussitôt de retour, elle m'annonce que mon mariage n'a pas eu lieu dans sa mairie… J'allume une nouvelle fois mon ordi, je vérifie et j'ai bien noté cette date. La dame vérifie l'acte de naissance en ligne et constate que l'arrondissement noté en marge est bien le 3ème, gentille et souriante, elle me dit :"Les erreurs cela arrivent ! Il n'y a que 20 arrondissements à Paris…". Bon, ben, je m'en retourne…

Sur le parcours, je m'arrête dans un bistrot, Le Charlot, rue de Bretagne, super ! Là je craque ! Il est 11 heures passées, mais tant pis, j'avais dit qu'à partir d'aujourd'hui je ferai attention à ce que je mangerai mais là, trop c'est trop ! Alors, je commande un grand crème et un croissant, savoureux, l'un comme l'autre. Je dirais même le troisième : le serveur, hummm !

Bien, ce n'est pas le tout mais j'étais venue sur Paris pour les archives départementales, alors je remonte dans le bus et je vais attendre, sur mon banc, l'ouverture des locaux. Un monsieur vient s'installer à côté de moi et nous entamons la conversation : "il fait beau aujourd'hui – Oui – Pensez-vous qu'il va y avoir de nouvelles inondations ? – Ben…" et là, je me lance dans le constat que nous avions fait, mon compagnon et moi le week-end dernier : "l'Indre et le Cher étaient sortis de leurs lits, d'accord à des endroits où ils ne sont pas bien larges mais…" Ce monsieur de me dire : "Je ne sais même pas de quels départements vous parlez"…  Les bras m'en tombent et je suis sauvée par le gong : une dame s'installe à côté de moi et nous papotons sur les écritures des uns et des autres – curés, vicaires, etc. bien entendu –

Enfin les Archives ouvrent leurs portes !

Je vous passe le détail de l'accueil toujours aussi sympathiques… et me voilà en salle de lecture. J'ai une question de grande importance : "Où est passé le 5ème Bureau ?". La réponse ne me plaît pas car elle complique mes recherches mais c'est celle-ci, je vous la fais simple : "En 1908, réorganisation, le 5ème bureau disparaît et est réparti dans les autres bureaux". Donc, ma conclusion, poursuivre mes longues recherches… J'ai ma réponse alors je vais consulter le 1.6.1. et relève les cotes dont j'ai besoin. Le croirez-vous ? Je me suis trompée deux fois ! Ah, il y a des jours…

L'après-midi aura tout de même porté ses fruits, j'ai toutes les informations pour lesquelles je m'étais déplacée.

Et voilà, fin de la journée, je reprends le bus, j'arrive à la gare, je vous passe que cette dernière a disparu le temps que je descende du bus… Si, si, je vous assure ! Elle a disparu ! Non, bien sûr que non. Sauf que, il y a un peu plus de vingt ans, lorsque je descendais du bus, elle était devant moi, là, elle était derrière moi… Oh, je vous vois sourire et vous dire : "ce n'est pas beau de vieillir…".

Je crois que les galères de la journée sont finies… Que nenni ! J'arrive sur le quai et… foule, la foule des jours de grève, j'abuse mais juste un peu… Le train 'arrive qu'avec dix minutes de retard…

Je voulais passer chez ma fille, arrivée à Cesson (77), je monte en voiture et l'appelle : "Je suis trop fatiguée, je ne passe pas comme c'était prévu…" réponse "Cela tombe bien, nous ne sommes pas à la maison !".

Là, trop c'est trop ! Cloclo, ta chanson me tambourine dans la tête ! J'aurai dû profiter de ce "Lundi au soleil !" C'est une chose que je n'aurais jamais, le lundi au soleil, quand il fait beau derrière les carreaux… On reprend tous en cœur… La prochaine fois sera un autre jour…