Sur la toile, vous pouvez tout et n'importe quoi sur la règlementation de généalogiste professionnel, je dois dire plutôt n'importe quoi ! Je ne parle, dans cet article, que des généalogistes familiaux.

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Que faire pour devenir généalogiste professionnel ?...

Se déclarer auprès des organismes d'état comme toute profession libérale, entreprise, autoentrepreneur, etc. Après la déclaration, le nouveau généalogiste professionnel se voit attribuer un numéro de Siret qui doit apparaître sur tous les documents émanant de lui en tant que professionnel.

Que faire pour pouvoir travailler en tant que professionnel ?

1 – Demander "l'autorisation de consulter, par dérogation aux délais légaux de communicabilité des archives publiques, les registres de l'état civil (naissances et mariages) de moins de soixante-quinze ans". Cette autorisation émane du Ministère de la Culture et de la Communication.

2 – Avoir une vitrine : j'entends par là un site ou un blog qui vous fera connaître, qui permettra à un futur client de savoir ce que vous proposez et, surtout, de connaître vos tarifs.

Comment obtenir une carte professionnelle ?

La réponse est simple : il n'existe pas de carte professionnelle comme il est des cartes pour des professions spécifiques, des cartes institutionnelles. Par contre, des cartes d'adhérent à telle chambre ou tel syndicat, oui, il y en a, mais l'intitulé de la carte est usurpé !

La "Charte déontologique des généalogistes professionnels régissant l'ensemble de la profession" n'existe pas ! Contrairement à ce que certains écrivent sur leur site professionnel. C'est un leurre ! En effet, il y a plusieurs Chambres et Syndicats, donc, plusieurs chartes…

Chaque généalogiste professionnel a le choix d'adhérer ou non à un syndicat :

  • Chambre des Généalogistes professionnels, CGP, partenaire de Généalogistes de France, 12 généalogistes familiaux,
  • Chambre Nationale des Généalogistes de France (CNG)
  • Syndicat de Généalogistes de France, SYGENE, "Alliance des généalogistes professionnels – Partenaire et Co-fondateur de l'Union des Généalogistes de France" – 14 généalogistes familiaux…

L'Union "Généalogistes de France", "Organisation nationale représentative des professionnels de la généalogie - fédère 95% de la profession", Union de syndicats qui regroupe la Chambre Nationale des Généalogistes (CNG), Le Syndicat de Généalogistes de France (SYGENE), la Chambre Syndicale des Généalogistes de France, La Chambre des Généalogistes Professionnels (CGP), La Chambre Internationale des Généalogistes de France (CIGP), la Compagnie Européenne des Généalogistes Successoraux, la Chambre des Généalogiste Successoraux de France, la Chambre Internationale des Généalogistes professionnels (CIGP). Il y a des chambres et/ou syndicats pour les successoraux et/ou les familiaux.

Donc, les généalogistes familiaux qui ont signé une charte, ils n'ont signé que celle du syndicat ou de la Chambre à laquelle ils adhèrent, contre monnaie sonnante et trébuchante bien entendu. Aucun Chambre, aucun Syndicat, ne représente TOUS les généalogistes déclarés en France ! Il me semble qu'il est important de le signaler.

Donc, il n'existe aucune carte professionnelle, comme peuvent avoir certaines professions : des cartes institutionnelles. Les cartes sont des cartes qui confirme que le généalogiste a bien réglé sa cotisation à la Chambre et/ou au Syndicat.

Pourquoi avoir écrit "et/ou" ? Le SYGENE est co-fondateur de l'Union des généalogistes de France, le CIGP adhère à L'union des généalogistes de France, la Chambre des Généalogistes professionnels est partenaire de Généalogistes de France et adhère à l'Union des Généalogistes de France. Si je résume, au final, il y une "association" avec plein de filiales en chambres ou syndicats, non ?...

Comment est formé un généalogiste professionnel ?

A vous de choisir, soit le généalogiste a suivi une formation, soit c'est un généalogiste amateur qui se lance dans le monde professionnel. Dans ce dernier cas, il faut espérer que ce généalogiste amateur a une grande et longue expérience de recherches dans les dépôts d'archive.

Pour les autres, trois cas de figure : l'enseignement prive ou l'enseignement public. Je précise que dans un cas comme dans l'autre, cela reste un choix personnel, comme l'enseignement général scolaire.

L'enseignement privé est réalisé par CLG Formation à Blois (41). C'est un enseignement à la carte, en fonction de nos besoins : donc, un sujet précis ou l'intégralité. Le diplôme de fin de formation (3 niveaux possibles) est le DPLG. Programme :  utilisation des archives départementales biographiques, foncières, généalogiques, judiciaires, traiter des faits divers, formation informatique, internet et création et gestion d'une étude – Durée de la formation de 345 à 11295 heures.

L'enseignement public :

-          Diplôme Universitaire Générique de Nîmes (30) – Programme : Histoire, Généalogie, Droit, Sciences historiques, Recherche en 2 modules – Durée de la formation : 6 mois (pas de détail d'heures).

-          Diplôme de l'Université du Maine – Programme : Ressources archivistiques, Lecture de documents anciens, Mobiliser l'héraldique en généalogie, Ecrire une histoire familiale, Ecrire l'histoire d'une propriété, Cartographier l'information généalogique, Ecrire une monographie familiale (horaire personnel en sus 100 à 200 heures) – Durée de la formation : 144 heures.

Je ne fais aucune comparaison entre le public et le privé, chacun choisit. Cependant, dans le public, aucun accompagnement à l'ouverture d'une étude. Les élèves seraient-ils formés pour être employés dans une étude ?...

Comme vous pouvez le constater, nous ne sommes pas si nombreux à être généalogistes professionnels, je pense que c'est une des raisons importantes des rapprochements par le biais de chambres et/ou de syndicats. Mais est-ce vraiment nécessaire ?

Pour ma part, j'ai rallié un réseau, celui d'UPro-G, réseau qui en est à ses balbutiements mais qui réunit des généalogistes professionnels familiaux. Nous sommes tous issus de mondes différents, "jeunes" ou "anciens" généalogistes professionnels, pour certains une vraie carrière, pour d'autres une reconversion. Des réunions sont organisées sur trois jours, une fois par trimestre. Nous avons, nous aussi, une carte professionnelle…

Un généalogiste professionnel ne peut donc être reconnu que par ses travaux. La qualité de ces travaux étant reconnue, les clients pourront colporter leur satisfaction du travail : le bouche à oreille étant la meilleure des publicités. Ainsi, le généalogiste professionnel pourra ouvrir ses portes à un plus grand nombre de clients.

En attendant les clients, que faire… ? Faire des recherches et monter des dossiers, écrire des ouvrages sur des sujets pouvant intéresser ceux qui aiment lire et qui n'ont pas le temps, ou voire même, pas l'envie de faire des recherches familiales mais qui sont intéressés par l'histoire de leur famille ou l'histoire locale…