Il n'y a pas LA méthode mais plusieurs, à chacun(e) s façon de débuter… Voici quelques conseils que je peux donner…

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Il y a deux sources réelles d'information : les documents et récits familiaux et les documents administratifs consultables en ligne ou dans les dépôts d'archives.

Cependant, le B.A.BA c'est de partir de soi pour remonter nos parents, les parents de nos parents, les parents de nos grands-parents, et ainsi de suite ! Normalement, toute personne connaît la date et le lieu de naissance de ses parents… Je dis bien normalement, car tout le monde n'arrive pas dans ce monde de la même façon. Un enfant abandonné, puis adopté ou non, lorsqu'il part à la recherche de ses parents biologiques, c'est un vrai parcours du combattant. Mon propos aujourd'hui s'adresse donc à ceux qui ont leurs parents de naissance. Voilà donc comment procéder, enfin, MA façon de procéder…

1 – Les papiers administratifs

La généalogie débute toujours par une personne, soi ou une autre. Il faut donc lire le document que l'on possède :

  • L'acte de naissance : il y a les noms et prénoms des deux parents, leurs âges, leurs professions, il y a aussi l'adresse de résidence, les mêmes renseignements concernant le ou les témoin(s).
  • L'acte de mariage : c'est l'acte normalement le plus complet ; tous les renseignements concernant les mariés (date et lieu de naissance, profession, lieu de résidence) et les renseignements concernant les parents des deux futurs époux (âges, profession, lieu de résidence, si décès il y a, date et lieu de décès), et encore les renseignements concernant les témoins, ainsi que leurs liens familiaux avec les futurs époux.
  • Le décès : il y a l'âge et la profession du décédé ; parfois, la date et le lieu de naissance, les noms et prénoms des parents, les noms et prénoms du veuf ou de la veuve.

A partir de là, il faut commencer à fouiller et réclamer les actes signalés dans celui de départ. Ecrire aux mairies et demander l'acte de naissance des intéressés en prouvant sa propre descendance. Il est impossible de demande un acte de naissance de moins de 75 ans pour une personne n'étant pas de notre ascendance directe !

Il faut donc s'armer de patience, mais, en 2017, les réponses sont bien plus rapides qu'il y a une trentaine d'années… La chance, aujourd'hui, c'est que dès que vos actes vous permettent d'arriver au début du 20ème siècle, il y a de fortes chances que vous puissiez chercher dans les archives en ligne.

2 – Les archives départementales en ligne

La première démarche, pour connaître le lien web des archives départementales, est de faire une recherche à partir de votre moteur de recherches. Pour ma part, je tape "archives en ligne du " suivi du numéro du département concerné. Eh oui, je ne fais pas vraiment confiance à tous ces sites qui vous donnent les liens directs : ils ne sont pas toujours actualisés ou justes…

Après quoi, il faut encore s'armer de patience. Si vous désirez ne chercher que votre lignée, allez lire directement les tables décennales. Cependant, je vous conseille, si la commune sur laquelle vous travailler est de petite ou moyenne taille, de lire tous les actes de la commune. Vous êtes, ainsi, quasiment assurés de n'omettre aucune pièce rapportée : j'entends par là, vous pourrez noter les mariages des frères et des sœurs de vos ancêtres, de leurs cousins, etc.

3 – Ce sont là les recherches à partir des actes d'état civil. Le nombre d'ancêtres définis sur les sites comme Geneanet font beaucoup parler :

-          Quel intérêt de faire la course aux ancêtres ? J'apporte un élément de réponse : ce n'est pas une course aux ancêtres, c'est tout simplement que, ceux qui relève les communes où ils ont un "nid" familial, partagent ces données avec d'autres. Je me trouve souvent confrontée à des demandes de "cousins" et je dois commencer par leur expliquer pourquoi il y a cousinage car, bien souvent, cousinage est très éloigné…

-          Certains recopient les données tels des voleurs ? Mais, voleurs de quoi ?... Si le renseignement est publié sur ce site, il est public ! Donc, un "cousin" ayant la même lignée recopie… Je mets uniquement un bémol sur le fait de ne pas vérifier les informations données : elles ne sont pas toujours justes ! Mais, cela ne regarde que celui qui recopie… Si je suis copiée, tant mieux pour celui qui a trouvé son bonheur... !

4 – Ce qui me surprend, me déçoit parfois, c'est le peu d'intérêt apporté à "l'ancêtre". En effet, beaucoup ne se contente que de chercher à partir des états civils. Ils n'essaient pas d'en savoir plus… Certes, le Centenaire de la Première Guerre Mondiale a fait croître les recherches militaires, mais, après 2018 ? L'engouement restera-t-il le même ?...

Il y a tant et tant d'autres sources de renseignements pour étoffer la vie de "notre" ancêtre… Là interviennent les associations et les généalogistes professionnels. Les deux peuvent accompagner le chercheur, les première, à titre gracieux, avec ou sans compétence dans le domaine, les seconds, à titre onéreux mais avec un accompagnement assuré !

5 – La dernière source d'information et non la moindre, la mémoire orale… Quoi de mieux que l'oral ? Je regrette de ne pas avoir interroger notre grand-mère quand il en était encore temps. Je regrette de ne pas avoir posé une question simple à nos parents : "Comment vous êtes-vous rencontrés ?". Ils sont tous les trois décédés, alors, désormais, cette question restera sans réponse…

Avec un cousin, issu de germain, nous avons épluché les documents contenus dans une valise en carton. Nous avons lu, relu, encore et encore, et, à chaque fois, au détour d'une phrase dans une correspondance échangée entre sa mère et la nôtre, nous apprenions quelque chose de nouveau. C'est ainsi, par exemple, que nous avons appris qu'il était le troisième et dernier enfant de sa fratrie et non pas le second. Du premier né, ayant vécu six mois, il n'a jamais été question dans les conversations des réunions familiales. Pourquoi ? Pourquoi ce genre de secret ?

Du même genre, notre grand-mère a eu quatre enfants, deux décédés en bas âge, jamais, jamais nous n'en avons parlé ! Pourquoi ? La tante Reine, que nous voyons souvent lors de nos visites à nos grands-parents, était l'épouse de Victor, le frère aîné de notre grand-père. Ça, nous l'avons toujours su ! Mais ce que notre grand-père avait omis de nous dire, c'est qu'elle était sa sœur aînée, qu'elles avaient été cinq sœurs jusqu'au décès de leurs deux parents alors qu'elles étaient enfants…

J'en ai d'autres des silences de non-dits… Comme vous tous, dans toutes les familles il y a des "secrets" qui n'en sont pas vraiment : personne n'en parle, c'est tout.

Donc, prenez, prenons, le temps d'écouter les anciens raconter, notez, notons, ce qu'ils nous transmettent, et, surtout, vérifions, la mémoire orale n'est pas toujours très juste… Pour les documents écrits, les archives seront toujours là !