Echange, partage, deux mots que j'affectionne particulièrement !

Je lis par-ci par-là, sur le net, j'entends dire de-ci de-là dans les dépôts d'archives ou les associations des choses qui me font sourire, parfois, mais qui m'horripilent de plus en plus…

1 – Première information : Je suis remonté jusqu'en l'an zéro…

Si si, je vous assure ! J'ai cru à un canular, quelqu'un qui voulais plaisanter mais non ! A la question "A partir de quels documents ?" cette personne répond : "Rien à faire des documents, dès que tu trouves un nobliau dans ta famille, tu as tout par les historiens !" Les actes notariés, les déclarations de successions, bref, tout ce que l'on peut rattacher à une généalogie pour prouver – qui est qui – ne servent à rien ? Alors je pose une simple question "Alors que les patronymes n'existaient pas, comment réussir à prouver que notre ancêtre est celui-là et pas un autre à partir de ces documents notariés ? Ce chercheur se targue de remonter le plus loin possible – il faudrait presque qu'il passe à la télé – mais il n'en a aucune preuve. Il se plaît même à dire que, parfois, les historiens eux-mêmes ne sont pas d'accord. Alors…

2 – Deuxième information : je me fais "piquer" ma généalogie sur le net

Là encore je pose une question : "Pourquoi la publier sur le net ?" et une autre "Vous-même, que faites-vous sur le net ?" Chacun chacune que nous sommes, nous cherchons des pistes sur le net. Pourquoi perdre du temps sur un problème si d'autres ont la réponse. Bien sûr, il faut, à chaque fois, vérifier la source. Il y a de tout sur le net : du bon et du mauvais…

Et puis, qu'est-ce que cela peut faire qu'une généalogie soit prise, recopiée par un autre, si ces ancêtres sont communs, où est le problème ?

Je donnerai un conseil au généalogiste qui ne veut pas être piraté : "Ne publiez pas, mais ne prenez pas les informations des autres alors !"

3 – Troisième information : pfitt, ceux qui veulent le plus grand nombre…

Là encore, que savent-ils de ce "grand nombre" ? Comment a-t-il été obtenu ? Pour ma part, j'ai un grand nombre mais… il est justifié. En effet, lorsque je tombe sur une petite commune où j'ai un "nid" familial, je lis tous les actes du premier au dernier. Et, bien entendu, je rentre tous les ancêtres attachés par un mariage ou une naissance. Alors, là, bien sûr, le nombre grandit. Ma généalogie étant sur le net, elle peut donner des pistes à bon nombre d'autres chercheurs.

Une relation du Pas-de-Calais dépouille une commune à partir des recensements. Lui aussi a rentré ses données dans son logiciel et publie sur le net. La preuve ? Nous avons eu Maurice DEVILLERS, l'enfant sans père… et qui de fait aurait pu avoir un père mais après avoir cherché de concert, il n'en a pas !

Voilà l'utilité de la publication de renseignements sur le net. Peu importe le nombre !...

Et puis, que certains aient 40 000 ancêtres ou 12 il faut bien commencer, et le nombre d'années de recherche est peut-être la clé du nombre important d'ancêtres. Dans ces généalogies-là, il y a les frères et sœurs, les oncles et tantes, les témoins… Bref, que de monde !...

4 – Quatrième information : et les généalogistes professionnels qui volent les informations des généalogistes amateurs…

C'est bien mal prêté les intentions des généalogistes professionnels. Tout comme un quidam moyen, le généalogiste professionnel cherche des pistes sur le net. Puis, il cherche la preuve de la source, une donnée d'état civil, il complète, il approfondit, il cherche, il collationne, et il rend un dossier à son client. Le travail principal d'un généalogiste n'est pas de donner des noms à la suite les uns des autres mais de répondre à la demande d'un client !

Une biographie d'un ancêtre : du moment de la naissance jusqu'à sa mort. A partir d'actes aussi divers que variés, le généalogiste va s'attacher à expliquer la vie de cet ancêtre : qui il a pu connaître, à quels évènements il a pu participer, son service militaire, ses lieux de résidence, ses propriétés s'il en avait, etc.

Une biographie d'une maison : depuis la création de la maison (si c'est possible) jusqu'à aujourd'hui, la vie des propriétaires successifs, les transformations des locaux, etc.

Il ne me semble pas avoir encore rencontré ce genre de source publiée par un généalogiste amateur. Le travail des uns n'empiète absolument pas sur le travail des autres, il ne faut pas les mêmes choses, ils n'ont pas les mêmes besoins, les mêmes envies, les mêmes buts…

Ma conclusion sur le sujet est que chacun fait ce qui lui plaît mais ne vient pas critiquer l'autre avant de se regarder dans son miroir… S'approprier une information sans la partager n'est pas mon intérêt, encore moins mon envie ! J'apprends toujours de ces partages, de ces échanges, et je n'hésite pas à dire à ces généalogistes amateurs que je suis "professionnelle", de même que cela ne les arrête pas. Ils ont bien compris, eux, que nous étions dans le même bateau de la rechercher et que nous pouvions partager nos données, nos connaissances… Merci à eux : Dominique Delattre et Geneviève Torres-Chopelet !