Louis XV, le Bien-Aimé, mari de Marie Leszczynska, est père de neuf enfants, dont trois décédés en bas âge…

Généalogie oblige, voici les enfants du couple :

-          Louise Elisabeth et Anne Henriette, respectivement, 1727-1759 et 1727-1752,

-          Marie Louise, 1728-1733,

-          Louis Ferdinand, 1729-1765,

-          Philippe Louis, 1730-1733,

-          Marie Adélaïde, 1732-1800,

-          Victoire Louise Marie Thérèse, 1733-1799,

-          Sophie Philippine Elisabeth Justine, 1734-1782,

-          Thérèse Félicité, 1736-1744,

-          Louise Marie, 1737-1787.

 

Marie Adélaïde de France, Maison de Bourbon, 1758

En 1738, Marie Adélaïde doit partir, comme les autres sœurs cadettes, pour l'abbaye de Fontevraud afin d'y recevoir une éducation digne. Adélaïde sait tellement bien attendrir son père, le Roi, qu'elle obtient de rester au château de Versailles et de recevoir son éducation par ses deux sœurs aînées, Elisabeth et Henriette.

Elle œuvre avec ses frères et sœurs pour faire cesser la liaison de son père avec Mme de Pompadour, en vain. Marie Adélaïde est très attristée par les décès consécutifs de Thérèse, en 1744, Henriette, en 1752, Louise Elisabeth, en 1759, Louis Ferdinand, en 1765. Funeste destin, les trois sœurs, Marie Adélaïde, Louise Marie.

Peu après le décès de Marie Leszczynska, leur mère, en 1770, Les deux sœurs, Adélaïde et Victoire prennent l'habitude de rendre visite à Françoise de Châlus, duchesse de Narbonne-Lara, ancienne maîtresse de Louis XV et dame d'honneur d'Adélaïde.

 

Ce château est situé sur la commune de Bouconville, dans l'Aisne. Il surplombe la vallée de l'Ailette, affluent de l'Aisne. Pour y aller, depuis Versailles, Adélaïde et Victoire passe par un chemin très peu carrossé. Il est donc empierré, pour assurer un meilleur confort. Pourtant, ce chemin cesse d'être utilisé dès la Révolution car le château est vendu en biens nationaux et l'Histoire de France est en marche.

 

Château de la Bove - 002

Après le décès de Sophie, en 1781, c'est Louise qui meurt en 1787.

A la Révolution, les deux sœurs quittent la France pour rejoindre l'Italie, l'arrivée de Napoléon les contraignent à y rester. Adélaïde assiste au décès de sa sœur, Victoire, à Trieste, Italie, le 7 juin 1799, et la rejoint quelques mois plus tard, le 18 février 1800.

Leur souvenir est toujours là grâce à ce Chemin des Dames, nom donné grâce à leur fréquentation assidue, sur une courte période, de cette route devenue tristement célèbre quelque cent trente années plus tard…