Notre grand-père a toujours été calme… en notre présence ! Lorsqu'on lui demandait ce qu'il désirait, il répondait invariablement : "La paix !"

Alexandre Francisse MENOT épouse, le samedi 16 août 1890, à Vailly-sur-Aisne (02), Marie Victoire Georgina DAVID. Il est âgé de vingt-deux ans, manouvrier, et fils de Alexandre Bélisaire et Augustine Alexandrine MOUZIN. Elle est âgée de dix-huit ans, manouvrière, et fille de Suzanne Augustine Hortense DAVID.

Charles Auguste naît le samedi 10 mai 1899 à Vailly-sur-Aisne, il est le cinquième enfant du couple Alexandre et Marie Victoire. Il a déjà pour grands-frères et grande-sœur :

-          Victor Alexandre, né le samedi 9 mai 1891,

-          Georgette Mathilde, née le jeudi 15 mars 1894 et décédée le mardi 30 avril 1895,

-          Georges Henri, né le dimanche 8 décembre 1895,

-          Charles Marcel, né le lundi 1er mars 1897 et décédé le lundi 1er novembre de la même année.

Naissent après lui, deux frères et une sœur :

-          Louis Marcel, né le mercredi 25 septembre 1901,

-          Madeleine Georgette, née le mardi 9 mai 1905,

-          Henri Bélisaire, né le jeudi 28 mars 1907.

En 1911, Victor Alexandre est recensé pour le service militaire. Son départ est ajourné d'une année pour raison de santé. Il est finalement incorporé le 10 octobre 1913 et rejoint le 150ème Régiment d'Infanterie, puis le 67ème Régiment d'Infanterie. Il est fait prisonnier au début de la Première Guerre Mondiale, le samedi 22 août 1914, à Mercy-le-Haut, en Meurthe-et-Moselle. Lors des batailles de cette journée, le régiment a perdu 27 hommes, 268 ont été blessés et 101 sont portés disparus.

Victor Alexandre est interné à Grafenwöhr, en Allemagne. Il est libéré le vendredi 20 décembre 1918 et placé en congé illimité de démobilisation le vendredi 1er août 1919 et il se retire à Chierry, dans l'Aisne. C'est dans cette commune qu'il rencontre sa future épouse, Reine Rose MONNIER. Ils se marient le samedi 27 mars 1920. Elle est âgée de dix-neuf ans, domestique, et orpheline de père et de mère. Son père, Athanase Jules est décédé le lundi 6 mars 1916, sa mère, Eugénie DUMONT, est décédée le vendredi 9 février 1917, tous les deux à Château-Thierry, Aisne.

Lors de la Seconde Guerre Mondiale, il dépend du Centre Mobilisateur d'Infanterie n° 64 mais restera sans affectation et sera définitivement dégagé des obligations militaires le dimanche 13 octobre 1940.

Victor Alexandre décède le mardi 19 novembre 1968, à Vailly-sur-Aisne (02).

En 1915, Georges Henri ne peut être recensé pour "cas de force majeure" ainsi écrit sur sa fiche matricule. En effet, il est prisonnier civil et n'est libéré que le samedi 13 novembre 1915. Il est maintenu dans ses foyers par décision ministérielle. Le mardi 4 février 1919, il est rappelé et rejoint le 106ème Régiment d'Infanterie puis le 134ème Régiment d'Infanterie. Il est démobilisé le vendredi 29 août 1919, et demeure à Chierry (02). Il épouse, le jeudi 14 octobre 1926, à Vailly-sur-Aisne, Marie Odylle Pauline PAINVIN. Elle est âgée de trente-neuf ans, veuve Désiré Charles Georges HARANT, fille de Louis Paul Bénoni et Marie Eugénie Adelina LADEUILLE.

Il est rappelé lors de la Seconde Guerre Mondiale et rejoint son régiment le samedi 23 mars 1940. Il est fait prisonnier le lundi 17 juin 1940 à Coulmier-le-Sec (21) et sera interné au Stalag XB, rapatrié le 14 juin 1941 puis démobilisé par le Centre démobilisateur d'Amiens (80) le samedi 12 juillet 1941. Il est dégagé des obligations militaires le dimanche 13 juillet 1941.

Georges Henri décède le lundi 22 janvier 1973 à Soissons (02).

 

Charles Auguste MENOT

En 1915, Charles Auguste doit être recensé pour raison de Guerre. Mais ayant deux frères à la guerre, il ne sera pas inquiété. Il est appelé "immédiatement et sans délai" le mardi 4 février 1919 et rejoint le 106ème Régiment d'Infanterie. Il rejoindra, successivement, le 134ème Régiment d'Infanterie, le mardi 13 mai 1919, le 54ème Régiment d'Infanterie, le samedi 6 septembre 1919, puis le 109ème Régiment d'Infanterie, encore, le lundi 15 mars 1920. Du 7 avril au 15 mai 1920, il sera, avec son régiment dans les Pays Rhénans… Il est renvoyé dans ses foyers le vendredi 25 mars 1921 avec un certificat de "bonne conduite".

Le samedi 1er septembre 1923, à Vailly-sur-Aisne, il épouse sa belle-sœur, Marguerite Juliette MONNIER. Elle est âgée de dix-huit ans et est manouvrière.

Le jeudi 24 août 1939, alors père de deux enfants, Christian, onze ans, et Claudine, quatre mois, Charles Auguste est rappelé à l'Armée pour prendre part à la Seconde Guerre Mondiale. Il est affecté à la 1ère compagnie du GART 21, arme du Train. Il est dégagé des obligations militaires le lundi 17 mars 1941.

Charles Auguste décède le lundi 7 décembre 1987 à Compiègne (60).

De la classe 1921, Louis Marcel rejoint le 33ème Régiment d'Aviation, le lundi 11 avril 1921. Il est renvoyé dans ses foyers le samedi 14 avril 1923. Il épouse, le samedi 21 août 1927, Lucienne Marcelle PILLET. Elle est âgée de vingt ans, sans profession, et fille de Emile Théophile et Amélia Lucie MOREL.

A l'approche de la Seconde Guerre Mondiale, Louis Marcel est placé en affectation spéciale à l'Usine du Cygne d'Enghien, le jeudi 14 janvier 1937. Il ne participera pas à cette guerre car il décède le dimanche 16 avril 1939 à Epinay-sur-Seine (93). Il laisse une veuve et quatre enfants en bas âge : douze ans, dix ans, neuf et cinq ans.

Le dernier fils, Henri Bélisaire, ne participe pas à la Première Guerre Mondiale, trop jeune, et pas à la Seconde car il décède, à Vailly-sur-Aisne, le lundi 27 avril 1925.

Cet article ne serait pas complet si je ne faisais pas allusion à notre père, Christian. Né en 1928, il a donc connu la Seconde Guerre Mondiale. Ses oncles ont-ils parlé de la Première ??? Toujours est-il qu'il a bien suivi les faits lors de la Seconde. Il avait onze ans aux débuts de la guerre ; il a donc vu son père partir, son oncle fait prisonnier et revenir, et, encore, son autre oncle décéder. Il a dû connaître la tristesse de ses trois tantes et de sa mère, côtoyer l'inquiétude qui devait les accompagner au quotidien, etc.

Est-ce pour cette raison qu'il s'est engagé en 1945 pour aller faire la guerre en Indochine ? Blessé au cours de son second séjour dans ce pays, il persistera et fera carrière…