Les raisons pour lesquelles nous faisons de la généalogie sont à peu près pour tous pareilles : connaître nos ancêtres, où ils habitaient, ce qu'ils faisaient… Cela nous permet, ainsi, de mieux nous connaître nous-mêmes !

 

Passé, Présent, Avenir

 

Faire sa généalogie ! Tout le monde en rêve, beaucoup s'en chargent, beaucoup reportent à demain, d'autres demandent à un professionnel de la réaliser. Mais, ce qui est certain, c'est que tous ont le même but : la quête de savoir quelque chose ! Mais quoi ?

Moi, au début, il y a bientôt trente-deux ans, je désirais savoir si j'étais bien la fille de mon père ! Quel démarrage ! Je n'avais jamais eu de doute mais une parole au téléphone et… patatras ! Me voilà à chercher qui je suis, d'où je viens et pourquoi je suis là !

J'ai donc cherché mes ancêtres proches pour vérifier s'il n'y avait pas d'anomalies. A l'époque, je travaillais comme tous les généalogistes amateurs avec une feuille de papier, un stylo, et, tout de même un ordinateur. Mais ce dernier ne me servait qu'à rédiger les courriers que j'adressais dans les mairies.

De ce côté-là, les mairies, aucune information bien concrète. Par le biais de mon travail, j'étais en relation avec l'ambassade d'Allemagne, pays où je suis née. J'ai donc cherché là aussi, avais-je été déclarée par mon "vrai" père en Allemagne ? Bien évidemment, je n'ai rien trouvé. J'en suis donc arrivé à la conclusion que le père qui m'avait élevée jusque l'âge de 20 ans était bien le mien ! Point final de ma recherche. J'ai donc mon "qui suis-je ?"

Le plus difficile, avec tous nos ancêtres, est de savoir où nous allons. Comment ont-ils fait, eux, pour savoir ? Eh bien comme nous ! Tous les jours ils se levaient, s'attelaient aux tâches journalières et se couchaient le savoir pour se lever à nouveau et ainsi de suite…

Mon père, notre père, a décidé, aussitôt le certificat d'études obtenu d'arrêter l'école. La réponse de notre grand-mère a été nette : "Alors tu vas travailler dans les champs !" C'était vers 1940 ! En pleine guerre ! Notre père ne l'a pas vu ainsi et s'est engagé dès 1945 pour aller faire la guerre en Indochine. Il a ainsi fait carrière…

Moi ? J'ai pris la voie de l'armée, pendant 19 ans, puis, le choix de rester à la maison pour mes enfants… Et puis, la vie faisant, je suis retournée travailler et me voilà quelques années plus tard généalogiste professionnelle. Voilà le métier qui me passionne ! Si j'étais plus jeune, un peu beaucoup plus jeune, je pense que je me lancerais dans les études d'archivistes. Donc, mon "où je vais ?" est simple : tranquillement généalogiste professionnelle, heureusement grand-mère !

Dans quel état j'erre ? Quelle belle question à se poser ! Tant qu'à faire, en bon état ; mais la santé ne nous demande pas notre avis : elle est là… ou pas ! Mais tout dépend du "ou pas". Parfois il faut subir… avec difficulté ! J'ai la chance de pouvoir faire avec et de me dire que tout va bien, cela pourrait être pire… Donc, je vous rassure, tout va bien ! La preuve ? Je suis toujours là à écrire des articles, à chercher dans les archives, départementales, nationales, ici ou ailleurs… C'est la tête qui gère, par le reste !...

En conclusion, nos recherches, les vôtres comme les miennes, nous aident à mieux nous connaître, à mieux comprendre qui nous sommes, et, surtout, à comprendre où nous allons et comment nous y allons. C'est à nous de décider, certes, avec les moyens du bord qui ne sont pas les mêmes pour tout le monde, mais toujours est-il que c'est à nous de décider !

Je me dis qu'un plus dans mon domaine de généalogiste professionnel serait de pointer vers la psycho-généalogie. Je pense que ce domaine répond en partie à ces questions : qui suis-je, où vais-je, dans quel état j'erre ? Affaire à suivre…