Sujet beaucoup débattu ces derniers jours…

 

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Je suis Présidente d'une association de patrimoine dans ma petite commune de Moissy-Cramayel. Engouement moyen à sa création en 2001 : une dizaine d'adhérents. Et puis, certains sont décédés, d'autres ont quitté l'association pour participer dans d'autres et nous ne sommes plus que 4 ! 4 adhérents, dont 3 réellement actifs ! C'est peu, trop peu, mais nous continuons à chercher, fouiner, et… rendre, toutes les informations que nous pourrions trouver.

Seulement, le biais des expositions ne drainant pas vraiment les citoyens, nous nous sommes mis à écrire des ouvrages. C'est long, très long : 2 à 3 années en moyenne.

Là, nous sommes sur la rédaction d'un ouvrage sur les soldats de notre Monument aux Morts. Dans cet ouvrage, nous avons décidé d'humaniser nos soldats : nous réalisons donc une mini biographie pour chacun afin que le lecteur puisse savoir d'où il venait, qui étaient ses parents et ses frères et sœurs, et, surtout, comprendre son parcours de vie : courte pour certains et un peu plus longue pour d'autres. Cela nous oblige donc à effectuer différentes recherches tant sur le net que dans les dépôts d'archives, communaux, départementaux voire nationaux.

Et là, je reviens vers les associations de généalogie. Sont-elles encore utiles pour de la généalogie pure ? NON, car le généalogiste amateur a bien compris qu'il trouvait beaucoup plus vite sur le net en restant chez lui. Cela implique aussi qu'il n'y a plus ces échanges que nous avions alors que nous cherchions sur les microfilms, achetés ou empruntés.

Alors, les associations sont-elles prêtes à muter ??? Il aurait fallu y penser il y a déjà presque dix ans !

Je faisais partie d'une association de généalogie, il y a encore huit ans. Je m'y étais investie : "Responsable des communications". J'y gérais la revue bimensuelle, j'ai créé nos premiers marque-pages et, afin de fidéliser les adhérents, j'avais aussi créé notre forum. Lorsque je dis notre forum, c'était réunir les adhérents avec leur généalogie et de les mettre en relations. En effet, nombre de ces chercheurs avaient des recherches voire des découvertes en commun.

Mais, un couac il y a huit ans, ombre au président ?, je ne saurais dire et peu importe, mais j'en suis partie… Cette association subsiste mais par d'autres activités que la généalogie cette dernière étant en déclin.

Afin de pouvoir prendre le virage adéquat, encore faut-il savoir ce que l'adhérent souhaite. Consommer ? Le plus souvent… Participer ? S'il n'a rien de réel à faire… Donner ? Pas beaucoup... La mentalité n'est-elle pas : "Puisque je paie une cotisation qu'ai-je en retour ?"

Mais qu'avons-nous à leur proposer qui pourrait les intéresser ? Déjà, de la formation aux recherches possibles, recherches basées sur UN ancêtre en particulier, par exemple. Il peut aussi être proposé d'aider à la rédaction de l'Histoire de sa famille : vaste programme qu'un ami très proche, Yves, avait commencé et faute de temps et rattrapé par la maladie, il nous a quitté avant d'en avoir fini…

Ce qui serait peut-être aussi possible, serait de proposer de collaborer sur des sujets touchant les lieux proches du siège de l'association. Je connais une association sur Moret-sur-Loing qui le fait très bien : ils travaillent d'arrache-pied sur les soldats Morts pour la France de leur canton !

L'association de généalogie à laquelle j'adhérais avait commencé à proposer une "monographie" d'une commune proche. C'était une super idée mais c'en est resté là faute de personnes disposées à travailler sur ce genre de sujet.

 Le principal problème est que les dirigeants des associations de petite et moyenne envergure sont des bénévoles. Ils sont là parce qu'ils aiment donner, partager, mais ne sont pas formés pour fédérer, créer, promouvoir… Et puis, aussi très souvent, les dirigeants d'associations de généalogie sont des personnes d'un certain âge. Le temps est réellement là après la retraite : avant, il y a le travail et la famille ! La généalogie est un loisir très prenant, il faut être disponible pour les recherches et pour les échanges. Difficile donc lorsque l'on est encore dans la vie active ! La généalogie ne fédère pas spécialement les jeunes qui ont le dynamisme et l'audace.

Autre problème rencontré désormais : la technologie ! Pouvons-nos œuvrer sans le net, sans l'informatique ? Oui bien sûr, n'avons-nous pas commencé comme cela ? Mais pour faire de la communication sur notre travail, pour échanger, pour chercher et trouver, il faut en passer par toutes ces nouvelles technologies : internet, informatique, les liens sociaux, les sites, les blogs… J'en oublie sûrement !

Un seul mot d'ordre pour les associations de généalogie qui veulent perdurer : se moderniser, s'ouvrir sur d'autres sujets que les BMS-NMD !