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Pour le généalogiste, sûrement papiers mais… pas toujours !

La généalogie, lorsque l'on débute, rime avec papa et maman : mon papa et ma maman, le papa et la maman de mon papa, le papa et la maman de maman et ainsi de suite jsuqu'à…

Puis, l'interrogation arrive : mon papa avait-il des frères et sœurs ? et ma maman ? et mes grands-parents ?...

Et là, arrivent les complications ! En effet, je n'ai pas trouvé, à ce jour, une seule famille "normale" ! Mais qu'est-ce que la normalité ? Papa et maman qui se sont connus, se sont mariés et sont décédés toujours mariés ? Pas de complications dans la vie familiale ? Pas de divorce ?...

Ben, évidemment, dans le passé, pour mes grands-parents par exemple, il n'était pas dans les mœurs de divorcer parce que l'on ne s'entendait plus : on faisait avec ! Cela n'empêchait pas l'homme ou la femme, qui préférait aller voir ailleurs si l'herbe était plus verte, d'aller y voir…

Il n'était pas non plus dans les mœurs de ne pas se marier, avec le papier bien officiel de Monsieur le Maire, tiens, il n'était pas non plus dans les mœurs que Monsieur le Maire soit une dame…

Et… il était encore moins dans les mœurs d'avouer que l'on était amoureux d'une personne du même sexe que le sien !

Donc, dans le passé, pas si lointain, les générations ne se reconnaissaient que par le côté officiel de la vie : "ton père n'est pas ton père mais il ne le sait pas", "ton père était le fils de mon patron", "je n'aimais pas ton père mais…" ! Il était plus facile d'entendre ça que de reconnaître que la demoiselle n'avait pas pu enfanter seule ! D'ailleurs, au XVIIème siècle, les femmes célibataires enceinte n'avaient-elles pas l'obligation de déclarer la grossesse à Monsieur le Curé sinon… ? Tout simplement, la génération était reconnue par le père, difficile pour le ou la bâtard(e) d'avoir une vie ordinaire !

Donc, les générations se suivent et ne se ressemblent surtout pas ! Et avec l'évolution des mœurs, de la vie, chacun est libre désormais d'afficher ses sentiments : d'avoir un enfant sans le papa, le papa de reconnaître l'enfant sans vivre avec la maman, les couples de s'aimer sans se marier, les personnes de même sexe de s'aimer et d'avoir des enfants, les couples qui ne s'entendent plus de se séparer…

Tout cela ne va pas être simple pour le généalogiste du futur ! Comment s'y retrouver ? Comment expliquer sa "lignée" ?...

Au final, je ne me pose pas vraiment la question : je vis le quotidien avec le lot de problème que nous avons pour comprendre nos familles parfois très complexes où nous avons du mal à gérer les sentiments qui ont entrainé les complications familiales… Oh, ces questions se posent surtout pour les générations proches… A partir de la quatrième ? Avant ? après ? C'est selon …

Alors, en tant que généalogiste, amateur, puis professionnelle, je recherche par les documents mais la vie me mène là où mon cœur le désire ! Et c'est aussi bien, car nous cherchons des morts du passé et nous vivons avec les vivants du présent…