C'est le début de l'automne dans la province de Bougogne en ce soir du mardi 22 octobre 1697, la nuit est tombée, le mauvais temps est là... C'est l'automne...

A Labergement-le-Duc, Guillemette Noël, sage-femme, accouche Marie Breüil, épouse de Gaspard Dupuis. C'est un garçon, un enfant infirme et fragile. C'est pourquoi, Guillemette, le parrain et la marraine, se présentent devant le Curé Lambert, prêtre en l'église de la paroisse de Montmain. Pourquoi la paroisse de Montmain ? Tout simplement parce que les parrain et marraine habitent là et qu'ils "n'avoient pu se transporter à l'église dudit abergement acause des grandes difficultés que le mauvais état des chemins et rües dudit abergement causaient..."

"Ah, non ! Je ne vais pas batpiser cet enfant ! Il n'est pas né dans ma paroisse !" déclare le curé. "Ah que si, vous allez le baptiser ce petit ! Cet enfant, à coup sûr, sera mort avant de parvenir à Labergement !"

Le curé doit se rendre à l'évidence, et, par âme charitable, baptise l'enfant "pour les raisons et considérations sus alleguées par ladite sage-femme". Mais point n'en faut de fierté : le Curé requiert aussi des témoins choisis par lui...

L'enfant a donc été baptise Jean par son parrain, Jean Menard, manouvrier, et sa marraine, Marie Bonnefoy, fille de Pierre Bonnefoy, garde des bois. Les témoins sont Andide Garnier, Lieutenant dans le Régiment de Champagne, le sieur François Robert, fermier, et Anside Martin, marguillier.

N.B. : libre interprétation depuis l'acte de baptême enregistré par le curé. Labergement-le-Duc est l'ancien nom de la commune de Labèrgement-lès-Seurre (21) et est distante d'environ 5 kilomètres de celle de Montmain.

Montmain 2